La convocation à l’assemblée générale de copropriété est un acte juridique encadré avec précision. Le non-respect de ses modalités peut avoir des conséquences lourdes, jusqu’à l’annulation pure et simple des décisions prises lors de la réunion. Comprendre les règles qui gouvernent cet envoi, notamment le délai légal de 21 jours et les modes de notification autorisés, est indispensable pour tout copropriétaire ou syndic.
À retenir
- La convocation à une assemblée générale de copropriété doit respecter un délai légal de 21 jours entre la première présentation du courrier et la tenue de la réunion.
- Le syndic est tenu d’envoyer cette convocation par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) ou par lettre recommandée électronique (LRE).
- Le décompte du délai de 21 jours débute le lendemain de la première présentation du courrier ou de la transmission de l’avis électronique, en incluant tous les jours calendaires.
- La notification par voie électronique nécessite l’accord préalable du copropriétaire et l’utilisation d’une adresse e-mail valide pour être valable.
- Le non-respect des formalités de convocation, comme l’omission de documents obligatoires ou le non-respect des délais, peut entraîner l’annulation judiciaire de toutes les décisions votées.
- Les copropriétaires ayant voté contre des résolutions peuvent contester la validité de l’assemblée devant la justice dans un délai de deux mois suivant la réception du procès-verbal.
Les modalités d’envoi de la convocation : LRAR et LRE selon l’article 64-1 du décret de 1967
La convocation assemblée générale copropriété lettre recommandée obéit à des règles strictes fixées par le décret de 1967. Deux modes de notification sont reconnus : la lettre recommandée avec accusé de réception et la lettre recommandée électronique. Grâce à des plateformes dédiées, il est désormais possible de gérer les avis de lettre AR depuis un espace en ligne, sans déplacement, ce qui simplifie considérablement la gestion pour les syndics et les copropriétés.

La lettre recommandée avec accusé de réception, mode classique de convocation
La lettre recommandée avec accusé de réception reste le mode de convocation le plus répandu pour les assemblées de copropriété. Le délai de 21 jours commence à courir le lendemain de la première présentation du courrier recommandé au domicile du destinataire. Ainsi, si la présentation intervient un lundi, le décompte démarre le mardi suivant. Tous les jours calendaires sont pris en compte, week-ends et jours fériés inclus, sans possibilité de report. Le syndic de copropriété doit veiller scrupuleusement à ce calcul, car une seule journée d’erreur suffit à fragiliser l’ensemble de la procédure.
La lettre recommandée électronique, alternative numérique encadrée par le décret
L’article 64-1 du décret de 1967 encadre également la notification par voie électronique. Pour ce mode, le délai commence le lendemain de la transmission de l’avis électronique. La notification électronique nécessite l’accord préalable du copropriétaire et la fourniture de son adresse électronique. Un point de vigilance s’impose : l’utilisation d’une adresse obsolète ou incorrecte peut invalider la convocation. En pratique, le coût d’un recommandé en ligne peut s’avérer plus compétitif que l’envoi postal traditionnel, avec un tarif moyen de 4,95 € contre 7,90 € en moyenne sur le marché.
Que se passe-t-il en cas de convocation irrégulière à l’assemblée générale

Le non-respect des règles de convocation n’est pas une simple formalité négligeable. Les conséquences juridiques peuvent affecter l’ensemble des droits des copropriétaires et remettre en cause des décisions pourtant votées en bonne et due forme.
Les motifs d’irrégularité de la convocation en copropriété
Une convocation irrégulière peut résulter de plusieurs manquements. Le non-respect du délai de 21 jours en est la cause la plus fréquente, mais d’autres motifs existent : l’absence de l’ordre du jour complet, l’omission des documents obligatoires tels que les devis pour des travaux à voter, ou encore l’utilisation d’un mode de notification non conforme. L’ordre du jour doit impérativement mentionner le lieu, la date et l’heure de la réunion. En cas d’urgence avérée, le délai légal peut être réduit, mais uniquement pour les assemblées générales exceptionnelles et sous réserve de justifier cette urgence de façon objective.

L’annulation de l’assemblée générale comme conséquence d’une convocation non conforme
Lorsqu’une irrégularité est constatée, tout copropriétaire ayant voté contre les résolutions contestées dispose d’un délai de 2 mois à compter de la notification du procès-verbal pour saisir la justice et demander l’annulation assemblée générale. Cette action en nullité peut entraîner l’annulation de l’ensemble des décisions adoptées lors de la réunion, y compris celles concernant les charges de copropriété ou les travaux votés. La rigueur dans la gestion des convocations n’est donc pas une option : elle conditionne la validité même des décisions prises en assemblée générale annuelle ou exceptionnelle.























