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Une histoire de saints africains

[Info juste 7J/7 www.catholic.org - Jeudi 14 Février 2013 - 5 Commentaires| Lu 550 fois |

Au royaume de l’Ouganda, le roi Mwanga exigea que ses sujet convertis au christianisme abandonnent leur nouvelle foi, et fit exécuter de nombreux catholiques et anglicans entre 1885 et 1887 ; nombre d'entre eux résidaient à la cour du roi, ou en étaient très proches, et notamment Charles Lwanga. Après un massacre d'anglicans en 1885, le prêtre catholique résidant à la cour, Joseph Mukasa, reprocha ce crime au roi. Mwanga fit décapiter Mukasa et arrêter tous ses fidèles. Lwanga baptisa ceux de ses élèves qui avaient commencé leur catéchuménat, avant d'être brûlé vif le 3 juin 1886. D'après le procès de canonisation, l'une des raisons de la colère du roi était le refus des chrétiens de participer à des actes homosexuels.
Charles Lwanga et ceux qui étaient morts à ses côtés furent canonisés en 1964 par le pape Paul VI. Le martyre des anglicans fut également reconnu par le pape. Aujourd'hui, Charles Lwanga - avec les autres martyrs de l'Ouganda - fait l'objet d'une dévotion toute particulière en Afrique, où de nombreux établissements scolaires et paroisses portent son nom.



Lumières sur les Martyrs de l'Ouganda

Saint Charles Lwanga et ses compagnons martyrs - (+ 1886)
Ces Saints habitaient une contrée au milieu de l’Afrique, appelée Ouganda. Personne n’y avait jamais prononcé le nom de Dieu et le démon y régnait par l’esclavage, la sorcellerie et le cannibalisme. Deux Pères Blancs, le P. Lourdel et le P. Livinhac débarquèrent un jour chez ces pauvres indigènes. Ils se présentèrent aussitôt au roi Mutesa qui les accueillit pacifiquement et leur accorda droit de cité.

Les dévoués missionnaires se faisaient tout à tous en rendant tous les services possibles. Sept mois à peine après l’ouverture du catéchuménat, ils désignaient quelques sujets dignes d’être préparés au baptême. Le roi Mutesa s’intéressait à ce que prêchait les Pères, mais leur prédication alluma bientôt la colère des sorciers jaloux et des Arabes qui pratiquaient le commerce des Noirs.
Pressentant la persécution, les Pères Lourdel et Livinhac baptisèrent les indigènes déjà préparés et se retirèrent au sud du lac Victoria avec quelques jeunes Noirs qu’ils avaient rachetés. Comme la variole décimait la population de cette contrée, les missionnaires baptisèrent un grand nombre d’enfants près de mourir.

Après trois ans d’exil, le roi Mutesa vint à mourir. Son fils Mwanga, favorable à la nouvelle religion, rappela les Pères Blancs au pays. Le 12 juillet 1885, la population ougandaise qui n’avait rien oublié des multiples bienfaits des missionnaires, accueillait triomphalement les Pères Lourdel et Livinhac. Les Noirs qu’ils avaient baptisés avant de partir, en avaient baptisé d’autres ; l’apostolat s’avérait florissant. Le ministre du nouveau roi prit ombrage du succès des chrétiens, surtout du chef des pages, Joseph Mukasa, qui combattait leur immoralité.

Ami et confident du roi, supérieurement doué, il aurait pu devenir le second personnage du royaume, mais sa seule ambition était de réaliser en lui et autour de lui, les enseignements du Christ. Le ministre persuada le jeune roi que les chrétiens voulaient s’emparer de son trône ; les sorciers insistaient pour que les prétendus conspirateurs soient promptement punis de mort. Mwanga céda à ces fausses accusations et fit brûler Joseph Mukasa, le 15 novembre 1885.

« Quand j’aurai tué celui-là, dit le tyran, tous les autres auront peur et abandonneront la religion des Pères. » Contrairement à ces prévisions, les conversions ne cessèrent de se multiplier. La nuit qui suivit le martyre de Joseph, douze catéchumènes sollicitèrent la grâce du baptême. Cent cinq autres catéchumènes furent baptisés dans la semaine qui suivit la mort de Joseph, parmi lesquels figuraient onze des futurs martyrs.

Le 25 mai 1886, six mois après l’odieux meurtre de Joseph, le roi revenant de chasse fit appeler un de ses pages, nommé Denis, âgé de quatorze ans. En l’interrogeant, Mwanga apprit qu’il étudiait le catéchisme avec Muwafu, un jeune baptisé. Transporté de rage, il l’égorgea avec sa lance empoisonnée. Les bourreaux l’achevèrent le lendemain matin, 26 mai, jour où le despote déclara officiellement la persécution ouverte contre les chrétiens.

Le même jour, Mwanga fit mutiler et torturer le jeune Honorat, mit la congue au cou à un néophyte appelé Jacques qui avait essayé autrefois de le convertir à la religion chrétienne. Ensuite, il fit assembler tous les pages chrétiens et ordonna qu’on les amena pour être brûlés vifs sur le bûcher de Namugongo. Jacques périt sur ce bûcher en compagnie des autres martyrs, le 3 juin 1886, fête de l’Ascension.

« On avait lié ensemble les jeunes de 18 à 25 ans, écrira le Père Lourdel ; les enfants étaient également liés, et si étroitement serrés les uns près des autres qu’ils ne pouvaient marcher sans se heurter un peu. Je vis le petit Kizito rire de cette bousculade comme s’il eût été en train de jouer avec ses compagnons. » Ils sont en tout quinze catholiques. Trois seront graciés à la dernière minute. On compte officiellement vingt-deux martyrs catholiques canonisés dont le martyre s’échelonne de l’année 1885 à 1887.

Le groupe des condamnés marchait vers le lieu de leur supplice, lorsqu’ils rencontrèrent un Noir nommé Pontien. « Tu sais prier ? » questionna le bourreau ; sur la réponse affirmative de Pontien, le bourreau lui trancha la tête d’un coup de lance. C’était le 26 mai 1886. Le soir venu, on immobilisa les martyrs dans une cangue et on ramena de force à la maison, le fils du bourreau, au nombre des victimes. Après une longue marche exténuante, doublée de mauvais traitements, les captifs arrivèrent, le 27 mai, à Namugongo. Les bourreaux, au nombre d’une centaine, répartirent les prisonniers entre eux.

Les cruels exécuteurs travailleront jusqu’au 3 juin afin de rassembler tout le bois nécessaire au bûcher. Les prisonniers doivent donc attendre six longues journées de privations et de souffrances, nuits de froid et d’insomnie, mais plus encore d’ardentes prières, avant que la mort ne vienne couronner leur héroïque combat. Le martèlement frénétique des tam-tams qui se fit entendre toute la nuit du 2 juin indiqua aux martyrs qui languissaient, garottés dans des huttes, que l’immense brasier de leur suprême holocauste s’allumerait très bientôt.

Charles Lwanga, magnifique athlète d’une vigueur peu commune, à qui le roi avait confié un groupe de pages auxquels il avait enseigné le catéchisme en cachette, fut séparé de ses compagnons afin d’être brûlé à part, d’une manière particulièrement atroce. Le bourreau alluma les branchages de manière à ne brûler d’abord que les pieds de sa victime. « Tu me brûles, dit Charles, mais c’est comme si tu versais de l’eau pour me laver ! » Lorsque les flammes attaquèrent la région du coeur, avant d’expirer, Charles murmura : « Mon Dieu ! mon Dieu ! »

Comme le groupe des martyrs avançait vers le bûcher, un cri de triomphe retentit : Nwaga, le fils du chef des bourreaux, avait réussi à s’enfuir de la maison pour voler au martyre ! Il bondissait de joie en se retrouvant dans la compagnie de ses amis. On l’assomma d’abord d’un coup de massue, puis il fut roulé avec les autres dans des claies de roseaux pour devenir dans un instant la proie des flammes.

Après leur avoir brûlé les pieds, ils reçurent la promesse d’une prompte délivrance s’ils renonçaient à la prière. Mais ces héros ne craignaient pas la mort de leur corps et devant leur refus catégorique d’apostasier, on commença à incendier le bûcher. Par-dessus le crépitement du brasier et les clameurs des bourreaux sanguinaires, la prière des saints martyrs s’éleva calme, ardente et sereine : « Notre Père qui êtes aux cieux... » On sut qu’ils étaient morts lorsqu’ils cessèrent de prier.

Le dernier des martyrs s’appelait Jean-Marie. Longtemps obligé de se cacher, las de sa vie vagabonde, il désirait ardemment mourir pour sa foi. Malgré les conseils de ses amis qui essayaient de le dissuader de ce projet, Jean-Marie résolut d’aller voir le roi Mwanga. Nul ne le revit plus jamais, car le 27 janvier 1887, Mwanga le fit décapiter et jeter dans un étang.

La dévotion populaire aux martyrs de l’Ouganda prit un essor universel, après que saint Pie X les proclama Vénérables, le 16 août 1912. Leur béatification eut lieu le 6 juin 1920 et ils reçurent les honneurs de la canonisation, le 18 octobre 1964


Jeudi 14 Février 2013
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1.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 14/02/2013 00:30 | Alerter
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Voici une histoire, que dis-je, une apologie qui honore notre race noire. J'en ai les larmes aux yeux...de bonheur qu'un Noir soit aussi capable d'honneur jusqu'au bout : ça fait un bien fou de le savoir. Maintenant je peux dormir comme un bébé.

2.Posté par AYACOMA DES HAYACOMA le 14/02/2013 15:05 | Alerter
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IL FAUT EGORGER LE BIAFRAIS ET SES SBIRES, LE RESTE N'EST QUE LITTERATURE DE PAQUERETTE!

3.Posté par Ndambo le 14/02/2013 16:21 | Alerter
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J'attends aussi de lire ici toutes vos manoeuvres en Afrique Centrale pour faire accepter le christianisme ( Dieu est blanc, le diable est noir, les noirs n'ont pas d'anges que des démons, ils doivent prier vos saints). Comment vous brûliez nos ancêtres pour nous imposer votre réligion. Dieu lui-même nous a laissé le libre arbitre, car il est amour. Jesus étant selon vous le chemin, la vérité et la vie, il ne saurait être imposé à qui que ce soit car la vérité atteint toujours son but quel que soit le temps que ça prendra. Vous nous aimiez tellement que vous nous avez apportés la bonne nouvelle pour le salut de nos âmes, maintenant que l'Afrique prie les yeux fermés, vous êtes en paix pour contempler ce Peuple aliéné et balloté par tous vents de doctrine. Vous pillez en toute quiétude la terre Africaine, en lui bourrant le crâne d'histoires qui vous présentent toujours comme des sauveurs. Depuis que vos réligions sont bien ancrés chez nous, vos dictatures occidentales et les dictatures Africaines se portent de mieux en mieux, sans oublier les pasteurs et les ritualistes, tous sont vos complices et la bible est votre arme. Vous nous aimez mais quels moyens avez vous mis en place pour permettre à l'Afrique d'être autonomes ? Vous nous apprenez à entretenir l'esprit mais qui entretiendra le corps ? Le jour où cette Afrique se reveillera, vous saurez ce qui se passe quand un fauve blessé et emprisonné retrouve sa liberté. Le Peuple noir petit à petit ouvre les yeux sur vos véritables intentions sur le sol Africain. Votre livre maculé du sang des noirs sera un jour le livre de la honte. D'ailleurs vous même vous n'y croyez pas. J'aimerai aussi savoir si un jour les blancs prieront ces saints Africains ? Pitié de vous !!!

4.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 16/02/2013 01:50 | Alerter
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post 3 @Ndambo,

Saint-Benoît dit "Le Maure" (de peau noire) est vénéré à Palerme (en Italie) dont il a été élevé au statut de saint-patron. La Bantou Sainte-Joséphine Bakhita est invoquée dans la liturgie catholique pour guérir des malades. C'est à peu près pour les mêmes besoins thérapeutiques que résonnent les noms des martyrs d'Ouganda dans les messes occidentales. Et vous n'êtes pas sans ignorer les miracles attribués, un peu partout en Europe apostolique et romaine, à la Vierge-Noire ("Mama-Mandombé") ?

5.Posté par Feu-PDGiste-A-Mort le 16/02/2013 02:00 | Alerter
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Par ailleurs, @Ndambo, vous semblez tenir les Blancs pour uniques responsables de la christianisation dites-vous forcée des Noirs. Vous oubliez la guerre puérile que s'étaient par exemple livré les Orungu et les Nkomi, pour savoir lesquels allaient avoir le bonheur d'initier le plus grand nombre de missionnaires ! Je ne vous apprends rien de l'empressement avec lequel les Nkomi offrirent le statut intouchable de "Renima", à un célèbre missionnaire français du Fernan Vaz dont j'ai perdu le nom. Alors à qui donc la faute, aux Pères Blancs, aux garants noirs de nos rites et croyances ou les torts sont-ce partagés ?

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