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«Revenu universel d'activité», cantine à un euro... : les principaux points du plan pauvreté

[Info juste 7J/7 GL9News.com - Jeudi 13 Septembre 2018 - 0 Commentaire| Lu 398 fois |

La «stratégie nationale» de lutte contre la pauvreté, annoncée jeudi par Emmanuel Macron, comprend des mesures de prévention de la précarité en faveur des plus jeunes, mais aussi l’instauration d’un «revenu universel d’activité» et un renforcement des dispositifs d’accompagnement au retour à l’emploi.



Voici les principales mesures de ce plan, dotée de 8,5 milliards d’euros, dont 3,9 pour la revalorisation de la prime d’activité.

Création d’un revenu universel d’activité

Le président a annoncé une loi en 2020 pour créer un «revenu universel d’activité» qui fusionnera «le plus grand nombre possible de prestations», du RSA aux aides au logement, et dont «l’État sera entièrement responsable». Ce revenu sera soumis à «des droits et des devoirs supplémentaires». Cette réforme doit «inciter à l’activité», «puisque chaque euro gagné par son travail se traduira par une augmentation du revenu disponible», a précisé le gouvernement dans un dossier de presse.

La revalorisation de la prime d’activité engagée en 2018 sera poursuivie en 2019 et jusqu’en 2022. Cette augmentation ciblée, qui bénéficiera à 3,2 millions de ménages, selon le gouvernement, permettra de l’augmenter jusqu’à 80 euros par mois au niveau du SMIC.

Extension de la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire)

Pour faciliter l’accès aux soins des plus vulnérables, l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS) sera intégrée à la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) avec une participation financière inférieure à 1 euro par jour. 

Cette fusion doit permettre de réduire «drastiquement» le taux de non recours à l’ACS, supérieur à 50 %, tout en diminuant les dépenses de santé des personnes âgées ou handicapées. Au total 200 000 personnes supplémentaires pourront bénéficier de la CMU-C et le panier d’offres sera amélioré pour 1,4 million de personnes.

Prévenir la pauvreté dès l’enfance 

Pour «empêcher qu’un enfant pauvre aujourd’hui devienne un adulte pauvre demain», 1,24 milliard d’euros sera consacré à des mesures visant notamment à augmenter le nombre d’enfants pauvres accueillis en crèche ou chez une assistante maternelle.

Un bonus «mixité sociale» sera proposé aux collectivités, pour créer 90 000 places en crèches. Un système de «tiers payant» permettra aux familles de ne plus avancer la part du coût de la «nounou», qui leur est aujourd’hui remboursée par la Caisse d’allocations familiales.

Un «plan exceptionnel de formation continue des 600 000 professionnels de la petite enfance» permettra de renforcer la «qualité éducative» de l’accueil des tout-petits dans les crèches et chez les assistantes maternelles.

S’attaquer à la «privation matérielle» des enfants pauvres

L’État aidera financièrement les écoles à proposer des petits déjeuners. Il aidera également les écoles des quartiers prioritaires et des petites villes à mettre en place des tarifs sociaux à la cantine, avec des repas à un euro pour les barèmes les plus bas. Des maraudes mixtes, associant les services de l’État et ceux de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), iront à la rencontre des familles avec enfants dans la rue, pour prévenir la mendicité.

Garantir une formation à tous les jeunes

Les jeunes «décrocheurs» du système scolaire (évalués à 20 000 par an par le gouvernement), âgés de 16 à 18 ans, se verront systématiquement proposer, à partir de 2020, une formation ou un apprentissage.
Le dispositif «garantie jeunes», pour les 16-25 ans les plus éloignés de l’emploi, sera étendu à 100 000 bénéficiaires supplémentaires par an d’ici 2022.

L’État nouera une «contractualisation» avec les départements pour que les mineurs suivis par l’Aide sociale à l’enfance continuent à l’être jusqu’à leurs 21 ans - et non leurs 18 ans comme aujourd’hui.

Investir pour «l’accompagnement de tous vers l’emploi»

Une «garantie d’activité» combinant accompagnement social renforcé et insertion dans l’emploi sera créée pour 300 000 allocataires par an. Il s’agit de «coupler la résolution des difficultés sociales [problèmes de santé, de garde d’enfant ou de permis de conduire, ndlr] et professionnelles en même temps», selon la ministre des Solidarités Agnès Buzyn. Les mesures d’insertion par l’activité économique seront étendues à 100 000 salariés supplémentaires sur la durée du plan.

Les expérimentations évaluées positivement pour les personnes les plus fragiles seront déployées : «Territoires zéro chômeur de longues durée», Convergence, Tapaj (travail alternatif payé à la journée) et SÈVE (médiation active vers l’emploi).

(avec liberation.fr)


Jeudi 13 Septembre 2018
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