Connectez-vous S'inscrire
Infos Utiles...
Gabonlibre.com
GL9News.com
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Parfum de "guerre froide" entre Fillon et Sarkozy

[Info juste 7J/7 GL9News.com - Vendredi 7 Juin 2013 - 0 Commentaire| Lu 730 fois |

Jugeant que son ancien Premier ministre est "le plus gros obstacle à son retour", l'ex-président fait pression sur les fillonistes.



Parfum de "guerre froide" entre Fillon et Sarkozy
"L'élection présidentielle de 2017 ne sera pas la revanche de 2012." Invité sur France 2 jeudi soir, François Fillon a répété sa volonté d'être candidat à la prochaine élection suprême. Mais cette petite phrase, glissée au début de l'émission Des paroles et des actes" animée par David Pujadas, est surtout une façon de défier une nouvelle fois l'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozy, qui lui ne ferme pas la porte à un nouveau mandat élyséen. "Aujourd'hui, je veux conduire mon projet politique. Si Nicolas Sarkozy voulait revenir, il aura un projet, il y aura un débat et les Français choisiront", a encore expliqué François Fillon. Après s'être placé "au même niveau" que l'ancien président en février lors d'un entretien au Monde, le député de Paris reste donc droit dans ses bottes.

Âgé de 58 ans, Fillon n'entend pas laisser passer la prochaine échéance présidentielle. "C'est par devoir que je veux être candidat. Cela ne peut être par envie", a-t-il précisé. Pour la première fois depuis qu'il a embrassé la politique, en 1981, François Fillon veut rouler pour lui-même. Et sa détermination est totale. "Je ne changerai rien à cet objectif (la présidentielle, NDLR) que j'ai décidé de suivre. Je le fais en acceptant les contraintes et elles sont immenses", a-t-il lancé à David Pujadas qui lui demandait s'il était prêt à tout sacrifier pour l'Élysée.


"L'amicale pression" de Sarkozy


"Entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, c'est la guerre froide. L'ex-président juge que Fillon est le plus gros obstacle à son retour dans la vie politique", fait savoir un filloniste bien informé. La tension est palpable entre les deux hommes. Depuis son bureau de la rue de Miromesnil, dans le 8e arrondissement de Paris, Nicolas Sarkozy se tient très informé de la vie politique française. Et ces derniers jours, il a pris un malin plaisir à exercer une "amicale pression" sur des élus comptant parmi les soutiens de Fillon.

Histoire de sonder les coeurs et les reins, mais aussi de faire passer un message un brin grandiloquent : même s'il est "redevenu un Français parmi les Français", il pourrait revenir "par devoir" pour la France. À la mi-mai, le téléphone du député Éric Ciotti sonne. Nous sommes quelques jours seulement après que Fillon a réaffirmé sa détermination pour 2017 depuis Tokyo. "Mes amis ne peuvent accepter que l'on m'attaque", glisse en substance Sarkozy à l'élu des Alpes-Maritimes, histoire de lui faire comprendre que le message de Tokyo a été reçu cinq sur cinq.

Lundi 3 juin, Nicolas Sarkozy se rend à Londres pour une conférence organisée par Goldman Sachs. Il est accompagné du député-maire de Troyes François Baroin. "Il ne faut pas croire que Patrick Buisson est dans mon cerveau", souffle Sarkozy à son ancien ministre de l'Économie qui a appelé à combattre le politologue d'inspiration maurrassienne dans une interview à l'Express. Enfin, en milieu de semaine, le maire de Toulon Hubert Falco est reçu rue de Miromesnil. "Je ne parlerai pas publiquement avant les élections européennes de 2014", lui confie-t-il, en pariant sur une déculottée de l'UMP et une forte percée du FN. Nous y sommes.

Wauquiez dans le rôle du sniper


Selon les sarkozystes, le scénario du retour, ou plutôt celui du "recours", est conditionné à l'envol de Marine Le Pen dans les urnes et dans les sondages. "Le seul homme politique à avoir réussi à faire baisser le FN, c'est Nicolas Sarkozy", assure d'ailleurs Brice Hortefeux. Mais la rencontre la plus musclée fut sans doute celle avec l'ancien préfet Patrick Stefanini, qui a pris les fonctions de secrétaire général de Force républicaine, le mouvement de Fillon. "Tu as toujours travaillé pour un numéro un, tu ne vas quand même pas rejoindre un numéro deux !", a lancé l'ex-président à celui qui a dirigé deux fois la campagne présidentielle de Jacques Chirac. Et un filloniste de commenter, narquois : "Sarkozy a cru bon de le rappeler à l'ordre. Il faut dire que Stefanini ferait un excellent directeur de campagne pour 2017 !"

Ce parfum de guerre n'est pas pour déplaire à l'ancien Premier ministre. "Cette rivalité tire François Fillon vers le haut alors que sa guerre avec Jean-François Copé le tirait vers le bas", analyse un proche. Voilà encore une raison pour laquelle François Fillon ne souhaite pas rejouer le match de la présidence de l'UMP en organisant une nouvelle élection en septembre. "Il doit prendre de la hauteur et se concentrer sur la primaire de 2016", indiquait dernièrement au Point.fr son ami le député Jérôme Chartier.

Désormais, c'est donc Laurent Wauquiez qui s'attaque frontalement à Jean-François Copé. Et François Fillon n'a pas pris ombrage que le député-maire du Puy-en-Velay dénonce l'annulation d'un nouveau vote pour la présidence du parti. Bien au contraire ! D'ailleurs, le député de Paris avait convié Laurent Wauquiez à assister à l'émission de France 2 jeudi soir. Une invitation qu'il a déclinée pour cause de meeting à Digne-les-Bains.

Source : lepoint.fr

Vendredi 7 Juin 2013
GL9News.com
Vu (s) 730 fois
Notez




Dans la même rubrique :
< >

Interpellation | France Archive