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Lutter contre le changement climatique créerait 65 millions d'emplois

[Info juste 7J/7 GL9News.com - Dimanche 9 Septembre 2018 - 0 Commentaire| Lu 558 fois |

Les citoyens descendent dans la rue pour réclamer plus d'actions politiques en faveur du climat. En plus d'être populaires, des décisions pro-climat ambitieuses pourraient rapporter 26.000 milliards de dollars d'ici à 2030, selon un rapport de la Commission mondiale sur l'économie et le climat.



Un argument de plus pour les défenseurs du climat. Alors que des citoyens se mobilisent ce samedi pour demander aux gouvernements de prendre soin de la planète, un rapport évalue à 65 millions le nombre d'emplois créés par des politiques environnementales ambitieuses, selon un rapport de la Commission mondiale sur l'économie et le climat.

À l'annonce fracassante de sa démission, Nicolas Hulot avait dénoncé un «modèle économique marchand qui est la cause de tous les désordres». Un rapport d'experts internationaux - aussi bien des scientifiques, d'anciens chefs d'État ou encore des patrons de grandes entreprises - estime pour sa part que la transformation de notre modèle vers une économie peu émettrice de CO2 «recèle de nombreuses opportunités».

Grâce à l'émergence de villes moins polluées, le développement d'une énergie propre, d'infrastructures et d'une agriculture plus compatibles avec l'environnement, «nous obtiendrons une productivité plus élevée, des économies et une plus grande inclusion sociale», concluent les auteurs du rapport. Selon eux, les bénéfices d'un changement de modèle pourraient représenter 26.000 milliards de dollars de gains économiques supplémentaires d'ici à 2030, et générer 65 millions d'emplois en plus par rapport à la tendance actuelle.

Relever le prix du carbone et réduire les subventions aux énergies fossiles

Les États pourraient également engranger 2800 milliards de dollars de recettes par an en 2030 (soit le PIB actuel de l'Inde) en supprimant les subventions aux énergies fossiles d'ici à 2025 et en mettant en place un prix du carbone efficace, entre 40 et 80 dollars la tonne en 2020, alors qu'il est beaucoup plus faible actuellement dans les différents mécanismes mis en place ou envisagés par 70 États ou juridictions.

Ces montants pourraient notamment être réinvestis dans les infrastructures durables (réseau d'énergie, de transports, d'eau, bâtiments).

Pour ce faire, les experts recommandent aux banques multilatérales et de développement de multiplier par deux leurs investissements, à 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020. Quant aux entreprises privées, elles devraient aligner leurs stratégies avec l'impératif climatique et être encore plus encouragées à innover en faveur du climat, à l'image du soutien public qui a permis l'essor des énergies renouvelables ces dernières années, recommande le rapport.

«Nous commençons à observer des changements réels, ce qui nous prouve que nous sommes définitivement sur la bonne voie. Mais il est indispensable d'accélérer les choses», indique Helen Mountford, co-auteure de l'étude. Toutefois, «le rythme de ces transformations n'est pas assez soutenu» par rapport à l'enjeu, estiment les auteurs de l'étude, dans la lignée du discours de nombreux scientifiques.

«Nous sommes à un moment charnière décisif. Les responsables politiques devraient lever le pied du frein et donner un signal clair», affirme l'ancienne ministre des Finances du Nigeria Ngozi Okonjo-Iweala, co-présidente de la Commission mondiale sur l'économie et le climat, aux côtés du PDG d'Unilever Paul Polman et de l'ancien vice-président de la Banque mondiale Nicholas Stern.

Le rapport de la Commission mondiale sur l'économie et le climat n'est pas le premier à presser les gouvernements à prendre rapidement des mesures en faveur du climat pour en tirer les bienfaits. L'Organisation internationale du travail (OIT) a récemment évalué à 18 millions d'emplois crées dans le monde d'ici 2030, grâce à la lutte pour réduire les émissions de CO2.

L'organisation a dressé une liste de recommandations pour contenir le réchauffement climatique en dessous des 2 °C, tel que le préconise l'accord de Paris conclu le 12 décembre 2015. Dans son étude publiée en mai, l'agence des Nations unies recommandait ainsi aux États de développer des «politiques appropriées». Mobilisés ce samedi, les citoyens pourraient rappeler ces conseils à leurs dirigeants.

(avec figaro.fr)

Dimanche 9 Septembre 2018
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