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Le combat que doivent mener les vrai(e)s patriotes n’est pas une affaire de génération !

[Info juste 7J/7 Martin Edzodzomo Ela - Mardi 26 Septembre 2017 - 0 Commentaire| Lu 1095 fois |



BP.3238 Libreville -Gabon/

Dans son post publié le 23, Annie Léa MEYE notre compatriote engagée dans le combat pour la libération de notre pays du système PDG.BONGO, qu’on n’a plus besoin de présenter écrit entre autre :
« Le combat que nous menons devient assurément une affaire de Génération. C'est clair ! Voilà pourquoi j'appelle de Tous mes vœux au rassemblement des Patriotes de tout bord pour bâtir un nouvel engagement pour le changement avec chaque gabonais hors de tout intérêt partisan. Je me bats pour le changement comme beaucoup d'entre vous mais je refuse de porter la haine et la rancune qui motivent certains ».

En relevant in petto : « Le combattant que nous menons devient assurément une affaire de Génération ». Elle arbore ainsi comme tant d’autres de sa génération la posture irrévérencieuse envers les autres membres de la communauté humaine que constitue notre nation gabonaise. Il se trouve à tout hasard que je venais d’aborder dans ma publication du 24, « De la rhétorique politicienne de communication de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi » ; et dan la publication du 23 : « Du jeunisme stupide au service de l’imposture ». Je recommande à ceux de mes lecteurs loyaux et de bonne foi de bien vouloir lire ou relire ces deux post, qui traitent le problème du débat générationnel, que Le système à inculqué insidieusement dans l’esprit du Gabonais dans l’objectif de le crétiniser, afin de mieux le dominer. Ce qu’il semble avoir réussi !

Me référant à ce que j’ai vécu en participant comme membre de la famille (neveu materne “mone ka”) : Dans sa parution N° 283 du lundi 4 mai 2012, intitulé : « Le peuple d’AMO » était aux commandes, le journal ECHOS DU NORD rapportant cet évènement écrit : « Assurément, les quatre jours d’AMO à Libreville ont fait entrer le Gabon dans le trou noir de l’inconnu. Une situation qui ne saurait laisser personne indifférent. Ni les leaders de l’opposition (…), ni la communauté internationale. AMO laisse un sacré héritage qui ne manque pas de signification : notamment, ce peuple qui a conduit de bout en bout les obsèques de sont timonier. Ce qui renvoie à constater un fait : la force tranquille. Toutefois, la semaine qui vient de s’écouler a révélé qu’elle put sortir de cette tranquillité (…). Ensuite, autre enseignement, les leaders des partis politiques, l’UN et du Front savent qu’ils ont plus accompagné que dirigé (je dirais subi) la déferlante populaire qui a accueilli « le Président élu ». Et que, fait symptomatique, leur retour d’Oyem fut d’abord la volonté de « Peuple d’AMO » (qui l’a élu en 2009 sous l’étiquette de candidat indépendant et non d’un parti politique, NDLR). Par ailleurs, le pouvoir (…) a dû prendre conscience que ces dizaines de milliers de Gabonais qui ont bravé le déploiement armé et l’ont même affronté, vendredi dernier, acceptant d’être blessé et de se faire tirer dessus, représentent une force de la nature qui s’est mue, d’elle-même, telle une nécessité historique, poussée par ses propres ressorts, en marge des appareils politiques de l’UN et du Front, pour honorer coûte que coûte l’esprit d’AMO.
Le décès d’AMO vient de réunir les ingrédients d’une surchauffe politique, avec à la façon des Gabonais de plus en plus conscients de la force de leur nombre. »

Je voudrai ici insister sur un fait que pourrais appeler « miracle » que j’ai personnellement vécu sur place à Oyem, durant trois jours interminables en attendant que les ( sorciers) des arcanes occultes qui s’agitaient à Libreville pour semble-t-il vempirer l’âme du défunt : tous les jours, une immense foule du peuple de tous les âges, du bébé à la mamelle à l’ancêtre centenaire assiégeait, dès l’aube, toute la journée, jusque tard le soir, l’aéroport située à plus de 6 kms de la ville d’Oyem, sans se désemparer. Le vendre di, à l’arrivée du corps, cette immense foule du peuple de tous les âges dont de toutes les générations, a conduit le cortège funéraire à pieds, sans aucun incident.

C’est ainsi que, en conclusion, j’ai écrit : - « Ce peuple que j’ai vu moi, en action du 28 avril au 4 mai 2016, prouver ce dont il est capable par l’exercice de sa force tranquille, efficace et puissante : « Le Pouvoir des sans pouvoir », n’était d’aucune génération et ne s’identifiait à aucun attribut, femme ou homme. Il était le vrai peuple que nous sommes.».
Nous sommes, à l’instar des autres peuples de la terre, un peuple des humains, avec ses faiblesses, ses manquements. Un peuple constitué par des hommes et des femmes qui n’est pas parfait, tant s’en faut. Mais, « Chaque peuple a son génie. » Et le peuple gabonais a le sien. Jje peux aujourd’hui dire / – Nous sommes ce peuple qui a élu en 2009 comme son Président André Mba Obame, et dont ce dernier a servis des fonctions de déblocage, d’émulation, de recomposition : ces trois vertus de l’homme providentiel ont été incarnés dans l’histoire des peuples par des personnages, des "Guides" dévoués à la cause de leurs peuples, ce que André Mba Obame aura été pour le peuple gabonais.

C’est de ce peuple ressuscité de la « Paix des cimetières » du régime des Bongo que nous sommes. C’est le vrai peuple enraciné dans ses valeurs ancestrales, qui est réellement le peuple gabonais. Ce peuple qui a démontré du 28 avril au 4 mai, sa force tranquille et efficace, qui a impressionné le monde entier par son ordre, sa capacité d’organisation pour honorer dans la dignité, son Président, celui qui comme ses ancêtres, Rempole, Emane Tolé, Mbombé, Mavurulu, a permit au peuple gabonais de retrouver l’héroïsme, et de démontrer sa grandeur.
Pour les besoins de la cause, permettez-moi , cher(e)s ami(e)s de terminer, cet exposé en invitant lecteur à réfléchir sur le concept « Politique ».

- Qu’est-ce que la politique ?

Je reprends ici ce que j’ai exprimé déjà à plusieurs sur le sujet.

1. - La politique serait diabolique.

On pourrait en effet dire que la politique est diabolique, au sens premier du mot. En effet, parmi les trois tentations que le Christ a affrontées au désert se trouve celle du pouvoir politique. Le diable emmène Jésus sur une haute montagne et lui dit : « Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes car elle m’a été remise et je la donne à qui je veux. Si tu te prosternes devant moi, elle sera pour toi. »

Dire que le pouvoir politique est diabolique, c’est dire qu’il est une « puissance spirituelle » qui influence tout individu plus que ce que nous voulons l’avouer. Notre rapport au pouvoir politique n’est pas transparent, nous sommes travaillés de l’intérieur par un rapport contradictoire avec le pouvoir politique et son désir de domination. Le pouvoir politique a une logique qui conduit à perdre ce pour quoi il est fait (le service du bien) pour ne chercher qu’à augmenter ses prérogatives de puissance de domination.

Il nous suffit de regarder l’actualité politique des pays africains donc le notre, pour voir plusieurs exemples d’hommes qui s’accrochent au pouvoir pour conserver des prérogatives et des droits indûment acquis, et non pour être au service de la communauté. Dans la Bible cette « puissance spirituelle » majeure porte deux noms : le diable, diabolos, qui est étymologiquement celui qui divise, qui désunit ; et le Satan, qui signifie l’accusateur. Il est facile de relire notre actualité politique sous le registre de la division et de l’accusation.
De ce point de vue, la politique serait le lieu de la division, de l’accusation, de la domination, de la fin qui justifie les moyens. D’où une certaine idée qui s’est répandue, à savoir que la politique serait diabolique.

2. La finalité de la politique.

Pour le grand écrivain russe ; Soljenitsyne : « Nul ne peut ignorer la politique tant elle régit la vie commune et la chose publique.- Pour les gens qui ne connaissent pas de sphère supérieure, le pouvoir est un poison cadavérique. Rien ne peut les sauver de sa contagion.»

En effet, la politique est une œuvre collective, permanente, une grande aventure humaine. Elle a des dimensions sans cesse nouvelles et élargies. Elle concerne à la fois la vie quotidienne et le destin de l’humanité à tous les niveaux. L’image qu’elle a dans notre société (la société gabonaise) a besoin d’être revalorisée. Elle est une activité noble et difficile. Les hommes et les femmes qui s’y engagent, ainsi que tous ceux et celles qui veulent contribuer au « vivre ensemble », méritent notre encouragement. Ainsi la politique a une finalité. Personnellement je conçois la politique comme essentielle pour toute société humaine. Une société qui la mésestime, la galvaude et la détourne de son objectif morale se met en péril. Il est urgent de la réhabiliter et de repenser en tous domaines (éducation, famille, économie, écologie, culture, santé, protection sociale, justice...) dans notre pays : Un rapport actif et valorisant entre la politique et la vie quotidienne des citoyens dans notre pays s’impose dans le temps présent.

• Réaliser le vivre ensemble

La politique a en effet comme ambition de réaliser le « vivre ensemble » de personnes et de groupes qui, sans elle, resteraient étrangers les uns des autres. « Ceux qui soupçonnent la politique d’infamie s’en font une idée courte... L’action politique a un fantastique enjeu : tendre vers une société dans laquelle chaque être humain reconnaîtrait en n’importe quel autre être humain son frère et le traiterait comme tel. »

• Poursuivre le bien commun

L’organisation politique existe par et pour le bien commun, lequel est plus que la somme des intérêts particuliers, individuels ou collectifs, souvent contradictoires entre eux. Elle « comprend l’ensemble des conditions de vie sociale qui permettent aux hommes, aux familles et aux groupements de s’accomplir plus complètement et plus facilement ». Aussi doit-elle être l’objet d’une recherche inlassable de ce qui sert au plus grand nombre, de ce qui permet d’améliorer la condition des plus démunis et des plus faibles. Elle se doit de prendre en compte non seulement l’intérêt des générations actuelles, mais également, dans la perspective d’un développement durable, celui des générations futures.

• Maîtriser la violence

La violence est au cœur de la condition humaine. L’un des buts de la politique est de la maîtriser partout où elle est présente : délinquance, criminalité, injustice flagrante, conflit d’intérêt, guerre renaissante, menace pour la paix intérieure ou extérieure. Afin de sortir de l’animalité de la violence brute, la politique réserve à l’Etat le monopole de la contrainte physique légitime et contrôlée. Elle cherche à substituer à cette violence individuelle le droit et la parole. Elle met en place des institutions et des procédures de médiation qui préservent l’homme lui-même de ses propres dérives, en particulier en cherchant un juste équilibre entre pouvoir judiciaire et pouvoir politique, pour assurer la liberté de chaque citoyen.

Ainsi pourront vivre ensemble et se reconnaître comme êtres égaux et différents, dans la sécurité assurée, des citoyens et des citoyennes que distinguent, et souvent opposent, le sexe, l’âge, la classe sociale, l’origine, la culture, les croyances. La politique est en quelque sorte « englobant majeur » des différents secteurs de la vie en société : économie, vie de famille, culture, environnement. Elle est en tout, mais n’est pas tout. On tomberait vite dans le totalitarisme si l’Etat prétendait assumer la charge directe de l’ensemble des activités quotidiennes.


La politique comme vocation et non comme une profession lucrative.

(De nos jours), - la définition de la politique et de ce qu’elle a d’essentiel est un enjeu de la politique. Si on se plaçait dans la perspective de Platon, on accorderait à la recherche de l’essence de la politique une place clef en raison du lien qu’il établit entre légitimité politique et connaissance de la vérité. L’essence de la politique ne réside-t-elle pas, selon le philosophe grec, dans la possession d’un avenir vrai, qui fonde la science politique, par le Roi - philosophe ? Mais en suivant Marx on considérerait que l’essence de la politique ne réside pas dans la politique elle-même, car elle est une mystification dont la vérité doit être cherchée dans une autre sphère, dans la « société civile » : la représentation politique est un mensonge à l’égard du réel effectif que sont les conditions matérielles de production et de reproduction de la vie. Ou encore, et pour prendre cette fois deux auteurs de la même génération, on trouve chez Max Weber une définition de l’ État comme institution qui détient le monopole de la violence légitime sur un territoire donné, et chez Freud une vision de l’État, qui s’oppose au cynisme d’un Weber et de ses héritiers des doctrines de l’État de puissance , puisque le théoricien de l’inconscient définit l’État comme l’institution qui détient le monopole de l’immoralité..


La politique comme vocation.

L’une des sources de la modernité politique a été classiquement rapportée, non seulement à la réaffirmation par Machiavel de l’être politique de l’homme, mais à ce mouvement qu’on appelle «l’humanisme civique » et qui est né dans l’Italie de la Renaissance : il définit l’homme comme un être essentiellement politique qui ne peut accomplir l’excellence de sa nature que dans le « vivre-ensemble », autrement dit dans sa condition de citoyen.

Redécouvrant la Vita activa (le vivre civile) et la dignité d’agir, l’humanisme civique s’inscrit en réaction contre le primat de la vie contemplative (théorétique) propre au christianisme et à la scolastique médiévale. Pour les peseurs de la Renaissance, le cosmos antique et l’ordre médiéval hiérarchisé se sot effondrés, il n’est plus question d’inscrire la polis dans l’ordre des communautés naturelles. Il reste alors que l’idée que l’homme est foncièrement un être politique dont la vocation est d’actualiser sa nature dans la participation active aux affaires de la cité. Cet affrontement avec la contingence prend chez des peseurs comme Machiavel, la forme d’un rapport de la vertù (la vertu politique) à la nécessité. L’acteur politique est aux prises avec la nécessité.

Traversé par l’un des versants de la sécurisation – celui qui affranchit la cité terrestre de l’ordre naturel -, ce geste de refondation propre à l’humanisme civique renaissant est incontestablement l’une des sources majeures de la modernité. On peut donc émettre l’hypothèse que, devenu auteur et responsable de sa propre histoire, l’homme s’assigne pour tâche d’œuvrer politiquement à la révélation de la vérité de l’ici-bas, autrement dit à la réformation radicale de ce monde. Ce qui amène à considérer une autre filiation et un autre mode de la conscience civique, issus essentiellement de la Réforme protestante plus que de la tradition du catholicisme.

Max Weber, dans son ouvrage L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, a vu dans l’éthique protestante les racines et les fondements d’un ascétisme séculier propre à la rationalité économique du monde moderne. L’éthique protestante est une voie de salut orientée vers l’ici-bas : elle met en œuvre l’idée que le service de Dieu s’accomplit avant tout dans les affaires temporelles, qu’il « constitue l’activité morale la plus haute que l’homme puisse s’assigner ici-bas ».

L’activité quotidienne peut aussi revêtir une signification religieuse si elle s’accomplit au service de Dieu et pour sa plus grande gloire. Elle devient alors vocation. La notion de Beruf chez Luther – ce que traduit encore plus clairement le terme anglais calling – associe l’idée de « tâche » à celle de « vocation » : l’activité quotidienne est une « tâche imposée par Dieu ». Et donc l’unique moyen de mener une vie agréable à Dieu n’est pas de dépasser les activités de la vie séculière par une ascèse monastique (qui signifie le retrait hors du monde et la suprématie de la vie contemplative), mais d’«accomplir dans le monde les devoirs correspondant à la place que l’existence assigne à l’individu dans la société ».

C’est ainsi que se conjuguent le service du Dieu et la réhabilitation de l’activité terrestre. En développant un véritable activisme de la tâche à accomplir, le calvinisme et le puritanisme anglo-saxon ont enraciné et renforcé cette orientation vers le monde d’ici-bas. Surgit alors, à la place de l’humble pécheur repentant, la figure capitale du « saint » conscient de lui-même parce qu’il trouve sa certitude dans l’activité temporelle accomplie sans relâche pour la plus grande gloire de Dieu. L’action naît de la foi, mais la foi en retour, légitime l’action. Avec la perspective wébérienne, il faut également s’interroger sur le versant politique de l’ascétisme séculier : la politique moderne s’invente aussi à partir de ce point de départ qu’est la vertu ascétique calviniste et puritaine. On peut donc voir dans la «sainteté » calviniste et puritaine la source d’un activisme politique propre à la modernité : à savoir la volonté de transformer le monde au nom de Dieu. Cette réformation radicale, qui implique une conception de la politique comme « travail en commun » et « œuvre sainte », promeut elle aussi l’existence séculière (la Vita activa) au rang d’entreprise créatrice.


En politique: Mammoncratie ou Démocratie.

A l’action politique – c’est-à-dire au devoir que Dieu prescrit -, « les saints ont à la fois le privilège et l’obligation de participer ». Ils sont « responsables du monde où ils vivent […] et ils ont surtout la responsabilité de réformer en permanence[1] ». En effets, ils doivent assumer la « Parole » qui leur est adressée et qui dit : Or pour le Chrétien, Jésus Christ rappelle : Matthieu Chapitre 6 : 19-24Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où la teigne et la rouille ne détruisent point, et où les voleurs ne percent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. L'œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, combien seront grandes ces ténèbres! Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon.

C’est dans cet ordre qu’on peut poser l’antinomie de la politique du ventre (ce que j’appelle la Mammoncratie) et la Démocratie.

La Mammoncratie : - Quand l’argent devient Mammon, puissance à laquelle on se confie.) (L’argent nous hypnotise en nous demandant de lui faire confiance en toute chose ! La Parole biblique corroborée par l’actualité nous invite à déconstruire cette fascination). La Bible nous donne un éventail de six puissances mauvaises – Mammon, le prince de ce monde, le prince du mensonge, le Satan, le diabolo et la mort. On peut faire une remarque à leur sujet. Quand on les compare, elles sont toutes caractérisées par leur fonction : l’argent, le pouvoir, le mensonge, l’accusation, la division, la destruction.

Ces puissances mauvaises visent en premier chef cet homme particulier que Dieu choisit, celui à qui Dieu révèle son amour en Jésus-Christ (le chrétien), et la réunion de ces hommes. La concentration des efforts de ces puissances mauvaises s’effectue particulièrement là où la grâce et l’amour de Dieu se sont exprimé le mieux. L’argent, (dont la finance, la richesse matérielle) est devenu une puissance qui nous tient, qui nous asservit. Jésus parlait à cet égard de Mammon. Ce terme araméen signifie « richesse, fortune », mais avec une connotation d’emprise de pouvoir ; au sens d’une force qui nous possède ! Mammon correspondait donc à la richesse comme la puissance à laquelle on se confie, et c’est là justement que résiderait le piège : en nous confiant à Mammon, nous devenons dépendants. Il devient notre maître, notre dieu.

Dans notre pays où, ce que je désigne comme la classe de "l'élite compradore" embarquée, et qui prédomine dans la vie politique, pratique la "politique du ventre". Dès lors, on ne peut parler de démocratie car, toute la gente politicienne, n’agissant pas au nom du peuple et pour le peuple, mais au contraire, se sert du peuple pour l’exploiter ; est foncièrement anti démocratique. Il s'agit d'une classe d'individus adepte d'un élitisme rétrograde: l’élitisme antidémocratique. En réalité ce sont tous les adeptes de «la politique du ventre.»- : « Au Gabon, toutes les fortunes viennent de l'Etat.

Elles sont nées de la corruption, souligne le directeur d'une société française. » Les principaux acteurs du microcosme politique gabonais prennent l’enjeu de la politique comme : « la possibilité d’acquérir la richesse et le prestige, d’être capable d’en distribuer les bénéfices sous la forme d’emplois, de contrats, de bourses, de dons d’argent, etc., à ses parents et à ses alliés politiques ». Il est bien entendu que la personne qui s’engage en politique, est supposé se dévouer au service public, du plus grand nombre des individus de sa communauté étatique. Il doit, pour ce faire, avoir les moyens adéquates pour subvenir à ses besoins . La communauté a donc le devoir de pourvoir à ces besoins de subsistance. Une loi démocratiquement mise en place doit répondre à cette exigence, qui n’entre pas dans la logique économique du marché du travail ; dans laquelle, la profession, le métier est supposé offrir sur le marché des produits ou des services tarifés.


De la politique du ventre ou « la Mangeoirecratie. »

Malheureusement ceux qui font de la politique un métier, prennent la politique comme l’on définit, au Nigeria en 1976, les rédacteurs du projet de Constitution, comme : « la possibilité d’acquérir la richesse et le prestige, d’être capable d’en distribuer les bénéfices sous la forme d’emplois, de contrats, de bourses, de dons d’argent, etc., à ses parents et à ses alliés politiques. » On comprend dès lors la cause fondamentale de toutes les dérives : De la politique du ventre ou « la Mangeoirecratie. » C’est le drame de nos sociétés africaines, et particulièrement de la société gabonaise.

a). La politique du ventre indique au premier chef les situations de pénurie alimentaire qui continuent de prévaloir en Afrique. Se nourrir reste fréquemment un problème, une difficulté, une inquiétude. Le plus souvent, néanmoins, le terme de « manger » désigne des envies et des pratiques autres qu’alimentaire. Avant tout, les activités d’accumulation, qui ouvrent la voie à l’ascension sociale et permettent au détenteur de la position de pouvoir de « se mettre debout ». Mais, c’est ainsi qu’il n’est guère envisageable que les femmes soient absentes de ce manège puisque dans maintes sociétés anciennes, elles étaient « la substance même de la richesse ».

La politique du ventre est aussi celle du marivaudage, ce que l’on appelle le « deuxième bureau », et les maîtresses sont l’un des rouages de l’État postcolonial. Le « ventre », c’est simultanément la corpulence qu’il est bon d’arborer dès lors que l’on est un puissant. C’est aussi le lignage qui demeure une réalité sociale très présente et non dénouée d’effets politiques à l’échelle nationale. C’est enfin, de manière plus suspecte, la localisation des forces de l’invisible dont la maîtrise est indispensable à la conquête et à l’exercice du pouvoir : la manducation peut être symbolique et assassine sous la forme dramatique mais quotidienne de la sorcellerie.

La politique du ventre institutionnalise le « Patrimonialisme et la domination patrimoniale ». Le système patrimonial se caractérise par deux éléments : la personnalisation du pouvoir d’une part, et la confusion de ce dernier et de la richesse d’autre part, non seulement parce qu’il s’agit d’un pouvoir personnel (contrôlé par un individu et structuré autour de celui-ci), mais aussi parce que toutes les relations d’amitié, de clientélisme et de népotisme : tout un tissu de relations personnelles irriguent et font fonctionner le système de pouvoir.

b). En deuxième lieu, la politique du ventre se caractérise par la confusion du pouvoir et de la richesse. Les ressources économiques et politiques sont interchangeables, et c’est l’accès au politique qui ouvre celui de l’économique. La clé est de contrôler le pouvoir politique, ce qui conduit à l’accumulation et à la richesse. Il existe ensuite une interaction entre les deux types de ressources mais, dans le contexte africain, où il n’existe ni développement économique ni bourgeoisie, c’est évidemment la classe politique au pouvoir qui a l’accès direct aux ressources économiques. L’enjeu fondamental de la lutte politique consiste non seulement dans les positions de pouvoir, mais aussi dans l’accumulation. Le patrimonialisme transposé dans le contexte africain - on parle alors de néo-patrimonialisme – parce qu’il ne s’agit pas d’un système de pouvoir traditionnel. C’est un système qui, formellement, comprend un État comme le nôtre, avec des tribunaux, des administrations et des lois. Mais les agents de l’État privatisent leurs fonctions, du sommet à la base, ce qui conduit à la patrimonialisation d’un État bureaucratique – la bureaucratisation et le patrimonialisme, reposent sur des principes contradictoires, étant en réalité totalement articulés.

Le Gabon et le patrimonialisme.

Dans le cas de notre pays, il faut d’abord tenir compte du fait – tout le monde le sait – que le Gabon est un pays minier et non agricole, ce qui concerne en particulier le pétrole. C’est donc un État rentier, la base économique de l’État reposant sur la rente minière et non sur la production et le travail. Nous nous trouvons, dans le cas du Gabon, en face d’un système politique où le Président est véritablement le propriétaire de l’État. Il gère donc son pays comme il gère sa propriété privée. Le problème fondamental d’un chef d’État africain, dans un contexte extrêmement contraignant, est la survie politique. Pour survivre, lorsque l’on ne bénéficie pas d’une légitimité intrinsèque, le pouvoir doit s’appuyer sur certains ressorts. Au Gabon, le ressort essentiel est la redistribution – à laquelle M. Bongo fait d’ailleurs allusion de façon intéressante dans son ouvrage.

En effet, si l’on veut solidifier son pouvoir et se créer des soutiens, il faut se créer des clients. C’est là que réside l’art politique. Cependant, il ne s’agit pas de redistribuer en fonction d’une loi générale applicable à tous, car tout est basé sur le favoritisme à travers le jeu de grâce et de disgrâce. On arrive, en faisant tourner la distribution, à contrôler le pays, puisque les personnes qui bénéficient à un moment d’une faveur en sont reconnaissantes et tirent une obligation de loyauté. Quand elles perdent cette faveur – car il faut bien en faire profiter d’autres -, elles se soumettent encore d’avantage, au lieu de se rebeller, en espérant que la prochaine fois elle sera plus importante. Tout le jeu repose sur une redistribution de type clientéliste. Le Gabon s’inscrit plutôt dans ce que l’on peut appeler le «patrimonialisme » rationalisé.

C’est grosso modo l’analyse du système gabonais dans sa dimension interne. Une autre de ses caractéristiques étant la dimension externe : il s’agit non seulement d’une relation entre le chef et ses sujets, mais aussi entre le Gabon et la France. C’est l’idée de «Françafrique. » On retrouve le mot fric dans Françafrique. C’est la meilleure expression permettant de caractériser le tissu très particulier de relations qui s’est créé entre la France et les pays africains qui sont ses anciennes colonies, particulièrement le Gabon. En ce sens, le type de relations entre la France et les pays africains de la Françafrique illustre parfaitement l’expression de «néocolonialisme ».
Au Gabon: La politique du ventre. ou « la Mangeoirecratie c’est la perversion de la politique.

On entend parmis le peuple, la déclaration qui consiste à dire que: “Le Gabon est un pays béni des dieux, mais qui est tombé dans la main du diable.”

Asssertion qui correspondrait en effet à conception de la politique du système PDG.BONGO, qui régente ce pays riches, avec d’immenses ressources naturelles qui feraient de ce payys un vrai Eldorado pour sa population. Et voilà que cette population à peine un million et demi, vit dans la pauvreté.

L’indigène gabonais , est aujourd’hui le plus pauvre parmi les pauvres. Car, comme disait Mère Teresa : « La plus grande pauvreté, c’est de ne compter pour personne » ; ayant été réduit en makaya : feuilles mortes. Pire, le Gabonais indigène “makaya” connaît la misère. Il est miséreux. Selon la distinction féconde de Thomas d’Aquin, le pauvre est celui qui manque du surplus. Le miséreux, lui, manque même du nécessaire. La pauvreté se qualifie par les principes de simplicité et de frugalité. Ainsi, les peuples habitants les terres ingrates du Sahel sont pauvres. Alors que la misère désigne la chute dans un monde sans repère où toutes les forces du sujet sont orientées vers la survie, quel que soit le prix. Voilà ce à quoi a été réduit l’indigène gabonais par le régime prédateur qui sévit au Gabon depuis bientôt un demi- siècle.

Pourtant, le Gabon est riche, scandaleusement riche de ressources économiques. Le Gabon comme disent les observateurs perspicaces c’est un pays bénit des « Dieux », mais qui est tombé dans les mains du « Diable » ! Or; le devoir d’une société, qu’on peut considérer comme une exigence des droits de l’homme, est d’éradiquer la misère. Une fois la misère dépassée, les questions se posent autrement. Lorsque tout homme est pourvu du nécessaire, le pain et le livre, c’est-à-dire du minimum matériel et du minimum de dignité humaine, la question de la répartition du luxe change de registre, on n’est plus dans l’urgence mais dans la convenance.

Pour un peuple, le pire des dénis de justice est atteint quand il n’est pas seulement écrasé, mais aussi effacé de la mémoire universelle par une propagande hégémonique qui la voue aux poubelles. C’est ce que le système Bongo a fait de l’indigène gabonais. Etranger sur son propre sol, banalisé et effacé de sa propre histoire depuis 1964, depuis donc 51, plus d’un demi-siècle. C’est ce que les héritiers de Bongo (fils putatifs et autres) continuent de faire par les stratégies que les uns et les autres développent pour soit maintenir le pouvoir auquel ils ont accédés à la mort du « père », soit y accéder par une alternance à celui qui selon eux, menace la survie du système par une gestion calamiteuse.

Valoriser la politique.

La noblesse de l’engagement politique est indéniable. Les abus qui existent ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt de tous ceux qui, animés par le souci de la justice et de la solidarité, se dépensent pour le bien commun et conçoivent leur activité comme un service et non comme un moyen de satisfaire leur ambition personnelle. Dénoncer la corruption, ce n’est pas condamner la politique dans son ensemble, ni justifier le scepticisme et l’absentéisme à l’égard de l’action politique. Dans les sociétés contemporaines, le vivre ensemble, qui est l’ambition de l’organisation politique, se définit de plus en plus sous l’idéal démocratique.

En effet, les sociétés humaines ont toujours aspiré à atteindre un niveau supérieur de civilisation. Un tel résultat dépend certes des connaissances et des techniques qui permettent aux hommes de maîtriser leur milieu physique, mais il dépend avant tout des valeurs en fonction desquelles les hommes choisissent de vivre. Ce qui caractérise une civilisation, ce sont les valeurs que les hommes choisissent, c’est le succès ou l’échec dans leur effort pour les atteindre. Dans cette démarche, le gouvernement qui est l’émanation de l’organisation politique d’une nation joue un rôle central et nécessaire. Le dessein fondamental de l’Etat est d’ordre moral : contribuer à la civilisation humaine à travers l’activité politique. C’est alors que la politique doit être d’essence démocratique

De même, le vrai combat politique pour que l’Etat, ou la Nation, soit gouverné sous l’idéale de la démocratie, doit être fondé sur une éthique qui se nourrit d’une posture de compréhension, de respect et de véritable amour de l’homme, de l’autre. La politique devenant une valeur essentielle de la culture du peuple et de sa nation, pour ceux qui s’y engage comme une vocation de servir la communauté, et non pour s’en servir . De la culture, un savoir ; changer le cours des choses sans que personne ait été humilié. C’est pourquoi, il faut valoriser la politique !

Dès lors, pour moi, Le combat que doivent mener les vrai(e)s patriotes de sauraient être une affaire de “génération.”, ni d’homme ou de femme, c'est-à-dire d’xclusion de qui ce soit, ce qui n’aurait pour seule conséquence que de créer une division plus grave encore au sein de notre petite nation; en ajoutant aux supposées divisions etniques, tribales ou régiale actuelles, qu’exploite la dictature pour régner, sur notre destin.

Voilà pourquoi j'appelle moi, de tous mes voeux au rassemblement des vrai(e)s patriotes démocrate de tous et de tous les âges,et hors de tout intérêt partisan, dans un engagement pour le changement du système diabolique du PDG.BONGO.

Gabonaises et Gabonais, le moment est venu pour enfin mettre fin à ce pouvoir inique qui n’a cessé de mépriser la volonté du peuple. Cessons d’être complices de l’encanaillement : c’est-à-dire l’acceptation, en tant qu’état habituel et normal, d’une irrégularité, d’une chose qui continue d’apparaître anormale, mais que l’on continue d’accepter, cet état que nous vivons depuis 1967. Toutes les nations ont traversé des époques pendant lesquelles quelqu’un qui ne devait pas les commander aspirait pourtant à le faire. Mais un fort instinct leur fit concentrer sur-le- champ leurs énergies et expulser cette illégitime prétention au commandement. Elles repoussèrent l’irrégularité transitoire et reconstruisirent ainsi leur morale publique. Comme ces autres Nations, refusons l’imposture que nous avons trop longtemps subie. Comme ces autres Nations, repoussons l’irrégularité transitoire pour reconstruire notre morale publique. J’en appelle au courage de notre peuple et de nos élites.

C’est le manque de courage, d’honnêteté, d’intégrité et de patriotisme de l’ensemble des gabonais qui font le lit de la dictature qui perdure.

Aucune lutte politique se réclamant de la démocratie ne peut être gagnée sans le peuple uni. Aujourd’hui, il n’y a que la mobilisation et la détermination populaire qui peuvent vaincre la dictature corruptrice, prédatrice et sans aucune morale publique qui s’agrippe au pouvoir dans notre pays depuis plus de quatre décennies
.
Personnellement, je me bats pour le changement du système, comme celà peut l’être pour d’autres patriotes; et non pour l’imposture d’une alternance d’un oligargue par un autre au sommet de l’Etat. Mais je refuse de porter la haine et la rancune qui motivent certains.

Je vous demande Gabonaises et Gabonais de rejeter en bloc tous ces imposteurs pédégistes de tous bords, qui s’acharnent à nous diviser, à nous séparer, à nous pousser à ous haïr, alors que nous voulons nous aimer, après avoir consolidé notre unité de sang par ce que j’appelle l’intégration du metissage ethnico-tribale de nos familles, grâce aux liens de marriages au sein de notre petite communauté nationale., ne leur en déplaise.

Peuple de ma chère Patrie le Gabon;du 28 avril au 4 mai 2016, tu a fait une extraordinaire et magnifique démonstrationtu lors des obs-ques de ton enfant André Mba Obame. Tu a montré au monde l’exemple de ta capacité d’action , prouvant ce dont tu est capable par l’exercice de ta force tranquille, efficace et puissante : « Le Pouvoir des sans pouvoir ». Ce pouvoir souverain qui est le tient, n’est de l’émanation d’aucune génération et ne s’identifie nullement à aucun attribut de femme ou d’homme. Il est celui du vrai peuple que nous sommes.


[1] Michael Walzer, La révolution des saints, Belin 1987, p.26

Mardi 26 Septembre 2017
Martin Edzodzomo Ela
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