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Le Parti socialiste français appelle à la « libération immédiate » du jeune militant de l’UPG

l'info réelle 7J/7 - GL9News.com le Jeudi 9 Juin 2016 à 18:59 | Lu 1815 fois



Dans ce communiqué les Jeunes Socialistes et le Parti socialiste, parti au pouvoir en République française qui a fait élire président François Hollande, indiquent qu’ils « ont appris avec consternation l’arrestation il y a quelques jours d’un membre du Mouvement des Jeunes Upégistes (Jeunes de l’Union du Peuple Gabonais), mouvement d’opposition gabonais, sans que les motifs de cette arrestation n’aient été rendus publics par les forces de l’ordre. »

Les militants du parti de la rose, dirigé par Jean Chrsitophe Cambadelis tirent à leur tour une sonnette d’alarme sur le contexte de crise sociale et politique et sur l’énième instrumentalisation par le pouvoir d’Ali Bongo du pouvoir judiciaire : « Alors que l’élection présidentielle gabonaise est prévue en août prochain, nous observons avec une grande inquiétude les nombreuses formes d’intimidations et de menaces exercées par les autorités contre les représentants des oppositions démocratiques et pacifiques. »

Avant de conclure par un soutien indéfectible à la jeune garde de l’UPG et à leur expression d’un idéal démocratique au Gabon : « Dans ce contexte, les Jeunes Socialistes et le Parti socialiste réaffirment donc leur solidarité avec le Mouvement des Jeunes Upégistes et en appellent au respect de l’Etat de droit, seul à même de garantir la tenue d’un débat pluraliste et respectueux dans la période électorale qui s’ouvre. En l’absence de motifs justifiant l’arrestation de ce jeune militant, les Jeunes Socialistes font part de leur vive inquiétude et appellent à sa libération immédiate. »

Au sujet des circonstances aux contours ombragés de l’arrestation de Jeff Blampain, le président de l’UPG, aille loyaliste, Jean De Dieu Moukagni Iwangou a expliqué ce qui suit : « il a été interpellé à son domicile par les services spéciaux de la Présidence de la République, le vendredi 27 mai 2016 aux environs de vingt heures. Autour de cinq heures du matin, il a réussi à échapper à la vigilance de ses ravisseurs, pour se placer sous la protection de la loi, en allant se réfugier au Commissariat de Nzeng Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville. »

Tout en tirant une leçon qui conduisit au Magistrat hors hiérarchie, « à relever, que pour avoir été interpellé à 20 heures, largement au-delà des heures légales, le code de procédure pénale nous permet d’affirmer, sous la foi des dispositions de l’article 47, que Jeff Blampain a fait l’objet d’un enlèvement, planifié et exécuté par les services spéciaux de la Présidence de la République. »


L’alibi de l’arrestation et de la séquestration du jeune militant de l’UPG est selon M. Moukagni-Iwangou, la résultante des manœuvres de la Présidence de la République gabonaise qui souhaite utiliser les aveux forcés de Jeff Blampain à travers une vidée qui servira de support pour neutraliser Jean Ping, candidat à la présidentielle. Suite à l’affaire des cafards afin de barrer la route à sa candidature à la prochaine présidentielle. D’où a martelé le président de l’UPG, « L’Union du Peuple Gabonais par ma voix, dénonce avec fermeté les manœuvres du Pouvoir, et affirme à la face du monde, que respectueux de nos différences, ses militants ne se prêteront jamais à l’œuvre de liquidation de l’opposition. Plus que jamais, nous appelons à l’Union Sacrée pour sauver la Patrie. »

La présidentielle gabonaise qui aura lieu le samedi 27 août prochain, date qui a été rendue officielle le 6 juin dernier par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP) laisse planer plusieurs tensions. Encore une fois le président gabonais Ali Bongo et l’ensemble des membres du gouvernement sont face à leurs responsabilités. Ils doivent prendre à tout prix de la hauteur due à leurs rangs. En apaisant les ardeurs avant cette élection de tous les risques. En commençant par dialoguer et accepter la controverse, règle primordiale du débat démocratique, en terre républicaine.

Et ce n’est pas en utilisant les forces de l’ordre, la justice à leurs fins que les choses vont s’aplanir. Ce n’est surtout pas en voulant museler la jeunesse gabonaise qui a soif de véritable démocratie en exprimant leur liberté d’expression et leurs aspirations. Encore plus, l’intimidation des opposants au régime, la pluie d’arrestations, la manipulation des forces de l’ordre ne sauront préserver cet havre de paix tant vanté par le pouvoir en place depuis 1968. Le Gabon est une République où doit régner le respect scrupuleux de l’Etat droit et des valeurs républicaines et démocratiques. Et ne surtout jamais oublié que le peuple est souverain. To be continued !

info241.com

Jeudi 9 Juin 2016
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