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JUIFS ET LA BIBLE Le judaïsme : À la recherche de Dieu

[Info juste 7J/7 Saint Jean - Dimanche 25 Août 2013 - 0 Commentaire| Lu 10747 fois |

Le judaïsme: À la recherche de Dieu par l’Écriture et la tradition



JUIFS ET LA BIBLE  Le judaïsme : À la recherche de Dieu
MOÏSE, Jésus, Mahler, Marx, Freud, Einstein... Qu’avaient tous ces hommes en commun? Tous étaient Juifs, et tous ont à leur manière exercé une influence sur l’histoire et sur la culture de l’humanité. Indéniablement, les Juifs se distinguent depuis des milliers d’années. La Bible elle-même en témoigne.

2 À la différence d’autres religions et cultures anciennes, le judaïsme a un fondement historique, et non mythologique. Néanmoins, certains poseront peut-être cette question: Les Juifs forment une minorité si infime — ils ne sont que quelque 18 millions sur plus de 5 milliards d’humains — à quoi bon s’intéresser à leur religion?

Pourquoi s’intéresser au judaïsme

3 L’une des raisons est que la religion juive a une histoire longue de quelque 4 000 ans et que d’autres grandes religions sont plus ou moins redevables à ses Écritures. (Voir l’encadré de la page 220.) Le christianisme, par exemple, fondé par Jésus (hébreu Yéshoua‛), un Juif du Ier siècle, a ses racines dans les Écritures hébraïques. De même, comme le montre la lecture de n’importe quelle portion du Qur’ān, l’islām également doit beaucoup à ces écrits (Qur’ān, sourate 2:49-57; 32:23, 24). Ainsi, l’examen de la religion juive nous révèle du même coup les origines de centaines d’autres religions et sectes.

4 Une seconde raison, déterminante, est que la religion juive constitue un jalon essentiel dans la recherche qu’ont menée les hommes pour trouver le vrai Dieu. D’après les Écritures hébraïques, en effet, Abram, l’ancêtre des Juifs, adorait déjà le vrai Dieu il y a près de 4 000 ans. Il est donc logique de s’interroger sur la façon dont les Juifs et leur foi sont devenus ce qu’ils sont. — Genèse 17:18.

Origine des Juifs

5 Sans entrer dans les détails, disons que les Juifs descendent d’une antique branche sémitique de langue hébraïque (Genèse 10:1, 21-32; 1 Chroniques 1:17-28, 34; 2:1, 2). Voilà près de 4 000 ans, leur ancêtre Abram émigra d’Ur des Chaldéens, une métropole prospère de Sumer, pour s’installer au pays de Canaan, au sujet duquel Dieu avait déclaré: “C’est à ta postérité que je destine ce pays.” (Genèse 11:31 à 12:7). Appelé “Abram l’Hébreu” en Genèse 14:13, son nom fut changé plus tard en “Abraham”. (Genèse 17:4-6.) À partir de lui, les Juifs ont dressé une généalogie qui commence avec son fils Isaac et son petit-fils Jacob, dont le nom fut changé en Israël (Genèse 32:27-29). Israël eut 12 fils, qui fondèrent 12 tribus. L’une d’elles était Juda, d’où dérive le mot “Juif”. — 2 Rois 16:6, MN.

6 Avec le temps, le mot “Juif” fut utilisé pour désigner tous les Israélites, et plus seulement les descendants de Juda (Esther 3:6; 9:20). Puisque les registres généalogiques juifs furent détruits en 70 de notre ère, quand les Romains rasèrent Jérusalem, aucun Juif ne peut aujourd’hui déterminer avec exactitude de quelle tribu il descend. De toute façon, l’ancienne religion juive a évolué au cours des millénaires. Actuellement, le judaïsme est pratiqué par les millions de Juifs de la République d’Israël et de la Diaspora (dispersion dans le monde).

Quel est le fondement de cette religion?

Moïse, la Loi et une nation
7 En 1943 avant notre ère, Dieu choisit Abram comme serviteur spécial; il lui fit ensuite un serment solennel en raison de sa fidélité, Abram s’étant montré disposé à offrir son fils Isaac en sacrifice, même si ce sacrifice ne fut jamais consommé (Genèse 12:1-3; 22:1-14). Dans son serment, Dieu déclara: “Je jure par moi-même, a dit l’Éternel [hébreu יהוה, YHWH], que, parce que tu as agi ainsi, parce que tu n’as point épargné ton enfant, ton fils unique, je te comblerai de mes faveurs; je multiplierai ta race comme les étoiles du ciel (...). Et toutes les nations de la terre s’estimeront heureuses par ta postérité, en récompense de ce que tu as obéi à ma voix.” Ce serment fut répété au fils d’Abraham, puis à son petit-fils, puis transmis dans la tribu de Juda et la lignée de David. Le concept strictement monothéiste d’un Dieu personnel traitant directement avec les humains était unique dans le monde antique, et il en vint à constituer la base de la religion juive. — Genèse 22:15-18; 26:3-5; 28:13-15; Psaume 89:4, 5, 29, 30, 36, 37 (Psaume 89:3, 4, 28, 29, 35, 36, MN).

8 Pour réaliser les promesses qu’il avait faites à Abraham, Dieu posa le fondement d’une nation en contractant une alliance spéciale avec les descendants du patriarche. Il institua cette alliance par l’intermédiaire de Moïse, le grand conducteur des Hébreux qui fut le médiateur entre Dieu et Israël. Qui était Moïse, et pourquoi revêt-il tant d’importance aux yeux des Juifs? Le récit biblique de l’Exode nous apprend qu’il naquit en Égypte (1593 av. n. è.) de parents israélites qui étaient des esclaves en captivité, comme le reste de leur peuple. C’est lui que ‘l’Éternel fit sortir’ pour conduire son peuple vers la liberté, en Canaan, la Terre promise (Deutéronome 6:23; 34:10). Outre ses fonctions de prophète, de juge, de conducteur et d’historien, Moïse assuma en faveur des Israélites le rôle capital de médiateur de l’alliance de la Loi que Dieu conclut avec eux. — Exode 2:1 à 3:22.

9 La Loi qu’Israël accepta se composait des Dix Paroles ou Commandements et de plus de 600 lois qui formaient un catalogue complet de directives et d’instructions réglant la conduite quotidienne. (Voir l’encadré de la page 211.) Ces lois avaient trait au profane comme au sacré, aux exigences physiques et morales aussi bien qu’au culte rendu à Dieu.

10 Cette alliance de la Loi ou constitution religieuse donna la forme et le fond de la foi des patriarches. En conséquence, les descendants d’Abraham devinrent une nation vouée au service de Dieu. La religion juive commença à prendre une tournure définitive, et la nation fut organisée pour le culte et le service de son Dieu. En Exode 19:5, 6, Dieu promit aux Israélites: “Si vous êtes dociles à ma voix, si vous gardez mon alliance, (...) vous serez pour moi une dynastie de [prêtres] et une nation sainte.” Les Israélites deviendraient de cette manière un ‘peuple élu’ qui servirait les desseins de Dieu.

Cependant, l’accomplissement des promesses liées à l’alliance dépendait d’une condition: “Si vous êtes dociles à ma voix.” Étant vouée à Dieu, la nation avait désormais des obligations envers lui. C’est pourquoi ultérieurement (au VIIIe siècle av. n. è.) Dieu put dire aux Juifs: “Vous, vous êtes mes témoins, dit l’Éternel [hébreu יהוה, YHWH], et le serviteur choisi par moi.” — Isaïe [Ésaïe] 43:10, 12.

Une nation de prêtres, de prophètes et de rois

11 La nation d’Israël était encore dans le désert, en route pour la Terre promise, qu’une prêtrise fut mise en place dans la lignée d’Aaron, le frère de Moïse. Une grande tente portative (ou tabernacle) devint le centre du culte et des sacrifices des Israélites (Exode, chapitres 26 à 28). La nation d’Israël arriva par la suite en Terre promise, Canaan, et la conquit, conformément à l’ordre de Dieu (Josué 1:2-6). Finalement, une royauté terrestre fut instituée et, en 1077 avant notre ère, David, de la tribu de Juda, monta sur le trône. Sous son règne, la royauté et la prêtrise furent solidement établies dans un nouveau centre national, Jérusalem. — 1 Samuel 8:7.


12 Après la mort de David, son fils Salomon bâtit à Jérusalem un temple magnifique, qui remplaça le tabernacle. Dieu ayant conclu avec David une alliance aux termes de laquelle la royauté resterait pour toujours dans sa lignée, on s’attendait à ce qu’un Roi oint, le Messie, naisse un jour parmi les descendants de David. Les prophéties indiquaient que par l’intermédiaire de ce Roi messianique, ou “postérité”, Israël et toutes les nations bénéficieraient d’une domination parfaite (Genèse 22:18). Cet espoir prit racine, et la nature messianique de la religion juive devint évidente. — 2 Samuel 7:8-16; Psaume 72:1-20; Ésaïe 11:1-10; Zacharie 9:9, 10.

13 Toutefois, les Juifs se laissèrent influencer par la fausse religion des Cananéens et d’autres nations qui les entouraient. Cela les amena à rompre leurs relations d’alliance avec Dieu. Dans le but de les corriger et de les ramener dans ses voies, Jéhovah envoya au peuple une succession de prophètes qui lui transmirent ses messages. C’est ainsi que les prophéties devinrent un autre aspect unique de la religion des Juifs, composant même la plus grande partie des Écritures hébraïques, dont 18 des livres portent le nom de prophètes. — Ésaïe 1:4-17.

14 Les grandes figures parmi ces prophètes furent Ésaïe, Jérémie et Ézéchiel, qui tous trois avertirent la nation que Jéhovah était sur le point de la punir pour son culte idolâtrique. Le châtiment tomba en 607 avant notre ère, quand à cause de l’apostasie d’Israël Jéhovah permit à Babylone, alors puissance mondiale, de renverser Jérusalem et son temple, et d’emmener la nation en captivité. Les prédictions des prophètes se révélèrent exactes; l’Histoire a retenu l’exil imposé à Israël pendant 70 ans, exil qui dura une bonne partie du VIe siècle avant notre ère. — 2 Chroniques 36:20, 21; Jérémie 25:11, 12; Daniel 9:2.

15 En 539, Cyrus le Perse vainquit Babylone, après quoi il permit aux Juifs de retourner dans leur pays et de rebâtir le temple à Jérusalem. Un reste des Juifs s’y rendit, mais la majorité demeura sous l’influence de la société babylonienne. Plus tard, les Juifs subirent l’empreinte de la culture perse. Par la suite, des communautés juives apparurent au Moyen-Orient et autour de la Méditerranée. Dans chaque communauté se profila une nouvelle forme de culte rattachée à la synagogue, lieu où se réunissaient les Juifs de chaque ville. Il va de soi que cette disposition fit perdre de son importance au temple reconstruit à Jérusalem. Dès lors, les Juifs disséminés constituèrent à proprement parler une Diaspora. — Ezra [Esdras] 2:64, 65.

Le judaïsme s’hellénise (Empire grec ou hellénique )
16 Constamment ballottée au IVe siècle avant notre ère, la communauté juive fut emportée par les flots d’une culture non juive qui déferlaient sur le monde méditerranéen et au-delà. Ces eaux venues de Grèce hellénisèrent le judaïsme.

17 En 332 avant notre ère, le général grec Alexandre le Grand se rendit maître du Moyen-Orient par une conquête éclair; les Juifs l’accueillirent à bras ouverts quand il se présenta à Jérusalem. Les successeurs d’Alexandre poursuivirent l’exécution de son projet d’hellénisation en imprégnant systématiquement l’Empire de la langue, de la culture et de la philosophie grecque. Les cultures grecque et juive passèrent en conséquence par un processus de fusion qui devait donner des résultats surprenants.

18 Les Juifs de la Diaspora se mirent à parler le grec au lieu de l’hébreu. C’est pourquoi, vers le début du IIIe siècle avant notre ère, fut entreprise la première traduction en grec des Écritures hébraïques, appelée la Septante. Grâce à elle, de nombreux Gentils se familiarisèrent avec la religion juive et en vinrent à la respecter; certains même s’y convertirent. Les Juifs, de leur côté, devinrent des experts dans la pensée grecque; quelques-uns se firent même philosophes, ce qui était entièrement nouveau pour les Juifs. Philon d’Alexandrie, qui vécut au Ier siècle de notre ère, en est un exemple: il s’efforça d’expliquer le judaïsme dans des termes empruntés à la philosophie grecque, comme si tous deux exprimaient les mêmes vérités ultimes.

19 Résumant cette période d’échanges entre la culture grecque et la culture juive, Max Dimont, un auteur juif, déclare: “Enrichis par la pensée platonicienne, par la logique aristotélicienne et par la science euclidienne, les lettrés juifs étudièrent la Torah avec des armes nouvelles. (...) Ils se mirent à ajouter la logique grecque à la révélation hébraïque.” Les événements qui allaient se produire sous la domination romaine, qui s’étendit à l’Empire grec puis à Jérusalem en 63 avant notre ère, ouvriraient la voie à des changements de plus grande portée encore.

Le judaïsme sous la domination romaine

20 Le judaïsme du Ier siècle de notre ère se trouvait à une étape particulière. Max Dimont affirme qu’il était “pris entre le cerveau de la Grèce et l’épée de Rome”. Les Juifs nourrissaient de grandes espérances, du fait de l’oppression politique et des interprétations des prophéties messianiques, surtout celles de Daniel. Ils étaient divisés en factions. Les Pharisiens mettaient l’accent sur une loi orale (voir l’encadré de la page 221) au détriment des sacrifices offerts au temple. Les Sadducéens insistaient sur l’importance du temple et de la prêtrise. Il y avait encore les Esséniens, les Zélotes et les Hérodiens. Tous avaient des opinions religieuses et philosophiques divergentes. On appelait les chefs juifs rabbins ou rabbis (maîtres, enseignants); en raison de leur connaissance de la Loi, leur prestige augmenta et ils devinrent une nouvelle sorte de chefs spirituels.
21 Les divisions internes et externes se perpétuaient dans le judaïsme, particulièrement en Israël. Finalement, une rébellion caractérisée éclata contre Rome, si bien qu’en 70 de notre ère l’armée romaine assiégea Jérusalem, ravagea la ville, brûla son temple jusqu’à ses fondations et dispersa ses habitants. Qui plus est, l’entrée de Jérusalem fut par décret rigoureusement interdite aux Juifs. Sans temple, sans terre, avec un peuple dispersé d’un bout à l’autre de l’Empire romain, le judaïsme ne pourrait survivre qu’à travers un nouveau mode d’expression.

22 Les Sadducéens ayant disparu à la suite de la destruction du temple, la loi orale dont les Pharisiens s’étaient faits les défenseurs devint le centre d’un nouveau judaïsme: le judaïsme rabbinique. On encouragea davantage l’étude, les prières et les œuvres pieuses qui remplacèrent les sacrifices et les pèlerinages au temple. On pouvait dès lors pratiquer le judaïsme n’importe où, n’importe quand, dans n’importe quel contexte culturel. Les rabbins couchèrent la loi orale par écrit, non sans avoir compilé des commentaires sur elle, puis des commentaires sur les commentaires; l’ensemble devint connu sous le nom de Talmud. — Voir l’encadré des pages 220 et 221.

23 Quel fut le résultat de ces diverses influences? Dans son livre intitulé Les Juifs, Dieu et l’histoire, Max Dimont dit que les Pharisiens portaient le flambeau de l’idéologie et de la religion juive, “mais le flambeau lui-même portait la marque des philosophes grecs”. La majeure partie du Talmud avait beau être d’un légalisme extrême, ses illustrations et ses explications reflétaient nettement l’influence de la philosophie grecque. Il exposait par exemple en termes juifs des concepts religieux grecs, tels que celui de l’immortalité de l’âme.

Incontestablement, en cette ère rabbinique nouvelle, la vénération du Talmud — qui était à l’époque un mélange de philosophie légaliste et de philosophie grecque — s’intensifia parmi les Juifs, à tel point qu’au Moyen Âge ils le révéraient davantage que la Bible elle-même.

Le judaïsme au Moyen Âge

24 Au Moyen Âge (d’environ 500 à 1500 de n. è.), deux communautés juives distinctes firent leur apparition: les Juifs séfarades, qui prospérèrent sous la domination musulmane en Espagne, et les Juifs ashkénazes en Europe centrale et de l’Est. Les deux communautés produisirent des exégètes rabbiniques dont les écrits et les pensées forment toujours la base de l’interprétation religieuse juive. Il est à noter que nombre des coutumes et des pratiques religieuses du judaïsme actuel virent le jour au Moyen Âge. — Voir l’encadré de la page 231.


25 Au XIIe siècle, on commença à expulser les Juifs de plusieurs pays. Abba Eban, écrivain israélien, explique dans Mon peuple: Histoire du peuple juif: “Dans tous les pays (...) soumis à l’influence intransigeante de l’Église, c’était toujours la même histoire: l’avilissement, les tortures, les massacres, l’exil.” En 1492, l’Espagne redevenue catholique ordonna à son tour l’expulsion de tous les Juifs de son territoire. À la fin du XVe siècle, les Juifs avaient donc été chassés de presque tous les pays d’Europe occidentale et s’étaient réfugiés en Europe de l’Est ou dans les pays du pourtour méditerranéen.

26 Au cours des siècles marqués par l’oppression et la persécution des Juifs, de nombreux soi-disant messies se levèrent parmi eux en différents endroits du monde. Tous reçurent un certain crédit, mais leur histoire finit invariablement dans la désillusion. Au XVIIe siècle, de nouvelles initiatives s’avérèrent nécessaires pour revigorer les Juifs et les sortir de cette sombre période. Au milieu du XVIIIe siècle, le peuple juif vit poindre un remède à son désespoir. C’était le hassidisme (voir l’encadré de la page 226), un amalgame de mysticisme et d’extase religieuse exprimés dans la dévotion et les activités de tous les jours. À l’opposé, vers la même époque, le philosophe Moses Mendelssohn, un Juif allemand, proposa une autre solution, la voie de la Haskala, ou Lumière, qui devait conduire à ce qui est historiquement considéré comme le “judaïsme moderne”.

De la “Lumière” au sionisme

27 D’après Moses Mendelssohn (1729-1786), les Juifs seraient acceptés s’ils se dégageaient des restrictions imposées par le Talmud et se conformaient à la culture occidentale. Il fut à son époque l’un des Juifs les plus respectés du monde gentil. Cependant, de violentes explosions d’antisémitisme éclatèrent de nouveau au XIXe siècle, particulièrement en Russie “chrétienne”, ce qui fit perdre leurs illusions aux adeptes de son mouvement et en amena un grand nombre à rechercher un refuge de nature politique. Beaucoup abandonnèrent l’idée d’un Messie qui ramènerait les Juifs en Israël et commencèrent à préparer l’avènement d’un État juif par d’autres moyens. Cela aboutit au sionisme, qui est “la sécularisation du (...) messianisme juif”, comme le définit une autorité.

28 Le meurtre de quelque six millions de Juifs européens dans l’Holocauste perpétré par les nazis (1935-1945) donna au sionisme son élan final et lui gagna de grandes sympathies dans le monde entier. Le rêve sioniste devint réalité en 1948 avec la création de l’État d’Israël, ce qui nous conduit maintenant à parler du judaïsme moderne et à soulever la question: Quelles sont les croyances des Juifs aujourd’hui?

Dieu est Un

29 En termes concis, le judaïsme est la religion d’un peuple. Autrement dit, un converti se fait membre du peuple juif en même temps que de la religion juive. C’est une religion monothéiste au sens le plus strict du terme; elle soutient que Dieu intervient dans l’histoire de l’homme, surtout en rapport avec les Juifs. Le culte juif comporte plusieurs fêtes annuelles et diverses coutumes. (Voir l’encadré des pages 230 et 231.) Bien qu’il n’existe pas de credo ni de dogmes reconnus par tous les Juifs, la confession de l’unicité de Dieu exprimée dans le Shema, une prière basée sur Deutéronome 6:4, constitue une partie essentielle du culte synagogal: “Entends, ô Israël: le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est un.”

30 Cette croyance en un seul Dieu fut léguée au christianisme et à l’islām. Voici ce qu’en dit un rabbin du nom de J. Hertz: “Cette déclaration sublime du monothéisme absolu était une déclaration de guerre contre toutes les formes de polythéisme (...). De la même manière, le Shema exclut la Trinité du credo chrétien comme une violation de l’unicité de Dieu.” Mais intéressons-nous à présent aux croyances des Juifs relatives à la vie après la mort.

La mort, l’âme et la résurrection

31 L’une des croyances élémentaires du judaïsme moderne est que l’homme possède une âme immortelle qui survit à la mort de son corps. Cependant, tire-t-elle son origine de la Bible? L’Encyclopédie judaïque (angl.) reconnaît franchement: “C’est probablement sous l’influence grecque que la doctrine de l’immortalité de l’âme s’est introduite dans le judaïsme.” Elle provoqua toutefois un dilemme doctrinal, comme l’indique la même source: “Fondamentalement, les deux croyances à la résurrection et à l’immortalité de l’âme sont contradictoires.

L’une se rapporte à une résurrection collective à la fin des jours, autrement dit les morts qui dorment dans la terre se lèveront de la tombe, tandis que l’autre se rapporte à la condition de l’âme après la mort du corps.” Comment la théologie juive résolut-elle ce dilemme? “On affirma qu’à la mort d’un individu son âme continuait de vivre dans un autre monde (cela engendra toutes les croyances relatives au ciel et à l’enfer), alors que son corps demeurait dans la tombe en attendant la résurrection physique de tous les morts sur la terre.”

32 Arthur Hertzberg, chargé de cours, écrit: “Pour la Bible [hébraïque] elle-même, le cadre dans lequel la vie de l’homme se déroule, c’est ce monde-ci. Il n’y existe de doctrine ni du ciel ni de l’enfer, mais seulement une conception, qui s’affirme de plus en plus, d’une résurrection dernière des morts au terme des jours.” Voilà une explication simple et exacte du concept biblique, selon lequel “les morts ne savent quoi que ce soit; (...) car il n’y aura ni activité, ni projet, ni science, ni sagesse dans le Cheol [la tombe où vont tous les hommes], vers lequel tu te diriges”. — Ecclésiaste 9:5, 10; Daniel 12:1, 2; Ésaïe 26:19.

33 D’après l’Encyclopédie judaïque, “durant la période rabbinique, la doctrine de la résurrection des morts est considérée comme l’une des doctrines centrales du judaïsme” et “doit être distinguée de la croyance à (...) l’immortalité de l’âme”. Aujourd’hui, par contre, si l’immortalité de l’âme est acceptée par toutes les branches du judaïsme, ce n’est pas le cas de la résurrection des morts.

34 À l’inverse de la Bible, le Talmud, influencé qu’il était par l’hellénisme, regorge d’explications, d’histoires sur l’immortalité de l’âme, et même de descriptions de l’âme. La littérature mystique juive postérieure, la Kabbale, va même jusqu’à enseigner la réincarnation (transmigration des âmes), qui est dans son essence un enseignement des anciens hindous (voir le chapitre 5).

En Israël actuellement, elle est couramment acceptée comme un enseignement juif et joue un rôle important dans les croyances et la littérature hassidiques. Par exemple, dans son livre intitulé Les récits hassidiques, Martin Buber raconte l’histoire d’une âme sortie de l’école d’Élimelekh, un rabbin de Lisensk: “Le Jour du Pardon, lorsque Rabbi Abraham d’Apta donnait lecture du cérémonial accompli par le grand-prêtre dans le Saint des Saints, il ne prononçait jamais les paroles du texte: ‘Et il disait’, mais il les remplaçait par: ‘Et je disais.’ Car il n’avait pas oublié le temps que son âme habitait le corps d’un grand-prêtre à Jérusalem.”

35 Le judaïsme réformé est allé jusqu’à rejeter la croyance à la résurrection. Il a enlevé ce mot des livres de prières de la réforme pour ne reconnaître que la croyance à l’immortalité de l’âme. Combien plus limpide est la pensée biblique, exprimée par exemple en Genèse 2:7: “Le SEIGNEUR Dieu forma l’homme de la poussière du sol et souffla dans ses narines le souffle de vie; et l’homme devint une âme vivante.” (Jewish Publication Society). La combinaison du corps et de l’esprit, ou force de vie, produit “une âme vivante”. (Genèse 2:7; 7:22; Psaume 146:4.) Inversement, quand un humain pécheur meurt, l’âme meurt (Ézéchiel 18:4, 20). Ainsi, à sa mort l’homme cesse d’avoir une vie consciente. Sa force de vie retourne à Dieu qui la lui a donnée (Ecclésiaste 3:19; 9:5, 10; 12:7). Le véritable espoir pour les morts, d’après la Bible, réside dans la résurrection — hébreu teḥiyath hamméthim ou “renaissance des morts”.

36 Cette conclusion va peut-être surprendre même de nombreux Juifs, mais c’est en la résurrection que les adorateurs du vrai Dieu ont espéré pendant des milliers d’années. Il y a environ 3 500 ans, Job, fidèle malgré ses souffrances, parla d’une époque à venir où Dieu le relèverait du Schéol, la tombe (Job 14:14, 15). Le prophète Daniel reçut également l’assurance qu’il serait relevé “à la fin des jours”. — Daniel 12:2, 13.
37 Absolument rien dans l’Écriture ne permet d’affirmer que ces fidèles Hébreux croyaient avoir une âme immortelle qui survivrait dans un au-delà. Sans conteste, ils avaient suffisamment de raisons de croire que le Souverain Seigneur, qui compte et qui dirige les étoiles de l’univers, se souviendrait également d’eux au moment de la résurrection. Ils s’étaient montrés fidèles à lui et à son nom. Lui se montrerait fidèle envers eux. — Psaumes 18:26 (25, MN); 147:4; Ésaïe 25:7, 8; 40:25, 26.

Le judaïsme et le nom de Dieu

38 Le judaïsme enseigne que si le nom de Dieu existe sous forme écrite, il est trop sacré pour être prononcé. À cause de cet enseignement, sa prononciation correcte s’est perdue au cours des deux derniers millénaires. Pourtant, les Juifs n’ont pas toujours soutenu pareille opinion. Il y a quelque 3 500 ans, Dieu dit à Moïse: “Parle ainsi aux enfants d’Israël: ‘L’Éternel [hébreu יהוה, YHWH], le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’envoie vers vous.’

Tel est mon nom à jamais, tel sera mon attribut dans tous les âges.” (Exode 3:15; Psaume 135:13). Quel était ce nom, cet attribut? La note d’une version juive en anglais (Tanakh, A New Translation of the Holy Scriptures) déclare: “Le nom YHWH (lu traditionnellement Adonaï “le SEIGNEUR”) est associé ici à la racine hayah ‘être’.” Nous sommes donc en présence du saint nom de Dieu ou Tétragramme, les quatre consonnes hébraïques YHWH (Yahweh) qui sous leur forme latinisée ont fini au fil des siècles par être connues en français sous le nom JÉHOVAH.

39 Tout au long de l’Histoire, les Juifs ont accordé une grande importance au nom personnel de Dieu, même si aujourd’hui on met beaucoup moins l’accent sur son emploi que par le passé. Dans Le Talmud, A. Cohen déclare: “Une vénération spéciale entourait le ‘nom distinctif’ (chem hamephorach) de l’Être divin qui l’avait révélé à Israël, son tétragramme sacré, JHVH.” On vénérait le nom divin parce qu’il représentait et caractérisait la personne même de Dieu. Après tout, c’est Dieu lui-même qui a fait connaître son nom et a invité ses adorateurs à l’employer. C’est ce que souligne le fait que le nom divin apparaît 6 828 fois dans la Bible hébraïque. Il n’empêche que les Juifs fervents ont le sentiment qu’il est irrespectueux de prononcer le nom personnel de Dieu.

40 À propos de l’ancienne injonction rabbinique (mais non biblique) défendant de prononcer le nom divin, A. Marmorstein, un rabbin, écrit: “Il fut un temps où cette interdiction [d’employer le nom divin] était parfaitement étrangère aux Juifs (...). Ni en Égypte ni à Babylone les Juifs ne connaissaient ou n’observaient de loi interdisant l’emploi du nom de Dieu, le Tétragramme, dans la conversation courante ou dans les salutations. Pourtant, entre le IIIe siècle avant notre ère et le IIIe siècle de notre ère, une telle interdiction existait et était partiellement observée.” (The Old Rabbinic Doctrine of God). Non seulement il était permis d’employer le nom divin dans les périodes antérieures, mais encore, dit Cohen, “il y eut un temps où l’on soutint que même les laïques devaient faire du nom divin un libre usage et s’en servir ouvertement. (...) On a supposé que cette recommandation pouvait provenir du désir de distinguer le Juif du [non-Juif]”.

41 Comment, en ce cas, en vint-on à condamner l’usage du nom divin? Marmorstein répond: “L’opposition hellénistique [d’influence grecque] à la religion des Juifs, l’apostasie des prêtres et des nobles, introduisirent et établirent la règle interdisant de prononcer le Tétragramme dans le Sanctuaire [le temple à Jérusalem].” Ils mirent un zèle si excessif à éviter de prendre le nom de Dieu en vain qu’ils cessèrent complètement de l’employer oralement et qu’ils obscurcirent l’identification du vrai Dieu. Sous la pression combinée de l’opposition religieuse et de l’apostasie, le nom divin tomba en désuétude parmi les Juifs.

42 Toutefois, Cohen donne cette précision: “À l’époque biblique, l’usage de ce nom dans le langage courant ne semble avoir soulevé aucun scrupule.” Le patriarche Abraham “proclama le nom de l’Éternel [le Tétragramme]”. (Genèse 12:8.) La majorité des rédacteurs de la Bible hébraïque employèrent librement mais respectueusement le nom de Dieu, jusqu’à la rédaction du livre de Malachie au Ve siècle avant notre ère. — Ruth 1:8, 9, 17.

43 Ainsi, il est absolument évident que les anciens Hébreux utilisaient et prononçaient le nom divin. Marmorstein admet ceci à propos du changement qui intervint ensuite: “Car à cette époque, dans la première moitié du IIIe siècle [av. n. è.], on peut noter dans l’emploi du nom de Dieu un grand changement, qui provoqua de nombreuses mutations dans la tradition théologique et philosophique juive, dont les effets se font sentir jusqu’à ce jour.” Entre autres conséquences de l’abandon du nom divin, le concept d’un Dieu anonyme contribua à la création d’un vide théologique, qui facilita le développement de la doctrine trinitaire de la chrétienté. — Exode 15:1-3.

44 Le refus d’employer le nom divin rabaisse le culte du vrai Dieu. Un commentateur dit à ce sujet: “Malheureusement, quand on parle de Dieu comme du ‘Seigneur’, l’expression, quoiqu’exacte, est froide et sans relief (...). Il faut se rappeler qu’en traduisant YHWH ou Adonaï par ‘Seigneur’, on introduit dans de nombreux passages de l’Ancien Testament une touche d’abstraction, de formalité et de vague qui est totalement étrangère au texte original.” (The Knowledge of God in Ancient Israel). Il est regrettable de constater l’absence du nom sublime et chargé de sens, Yahweh ou Jéhovah, dans de nombreuses traductions de la Bible, alors qu’il apparaît formellement des milliers de fois dans le texte hébreu original. — Ésaïe 43:10-12.

Les Juifs attendent-ils toujours le Messie?

45 Les Écritures hébraïques contiennent maintes prophéties qui alimentaient l’espérance messianique des Juifs voilà plus de 2 000 ans. Selon 2 Samuel 7:11-16, le Messie naîtrait dans la lignée de David. Ésaïe 11:1-10 annonçait qu’il apporterait justice et paix à toute l’humanité. Daniel 9:24-27 révélait la chronologie permettant de déterminer quand apparaîtrait le Messie et quand il serait retranché, c’est-à-dire mis à mort.

46 Comme l’explique l’Encyclopédie judaïque, on fondait de grandes espérances sur le Messie au Ier siècle. On s’attendait à ce qu’il soit “un descendant de David doté de qualités charismatiques, qui, à ce que les Juifs de la période romaine croyaient, serait suscité par Dieu pour briser le joug des païens et pour régner sur un royaume d’Israël restauré”. Mais le Messie militant que les Juifs attendaient ne se présentait pas.

47 Cependant, comme le fait remarquer la Nouvelle encyclopédie britannique, l’espérance messianique était indispensable pour préserver l’unité des Juifs à travers leurs multiples épreuves: “Dans une très large mesure, le judaïsme doit incontestablement sa survie à sa foi inébranlable dans les promesses et l’avenir messianiques.” Mais avec la montée du judaïsme moderne entre le XVIIIe et le XIXe siècle, de nombreux Juifs cessèrent d’attendre passivement le Messie. Pour finir, l’Holocauste perpétré par les nazis fit perdre à beaucoup leur patience et leur espoir. Ils commencèrent à considérer le message messianique comme un handicap, ce qui les amena à le réinterpréter simplement comme la promesse d’une nouvelle ère de prospérité et de paix. Depuis cette époque, à quelques exceptions près, on peut difficilement dire que l’ensemble des Juifs attendent un Messie personnel.

48 La transformation du judaïsme en une religion non messianique soulève de graves questions. Le judaïsme s’est-il trompé pendant des milliers d’années en croyant que le Messie serait une personne? Quelle forme de judaïsme peut aider quelqu’un à trouver Dieu? L’ancien judaïsme bardé de philosophie grecque? Ou l’une des formes de judaïsme non messianique qui ont évolué au cours des deux derniers siècles? Ou alors existe-t-il un autre sentier encore qui préserve fidèlement, intacte, l’espérance messianique?

49 Ces questions posées, nous suggérons aux Juifs sincères de reconsidérer la question du Messie en examinant les affirmations touchant Jésus de Nazareth, non tel que la chrétienté l’a décrit, mais comme les rédacteurs juifs des Écritures grecques le présentent. La différence est considérable. Si les Juifs ont rejeté Jésus, les religions de la chrétienté y sont pour quelque chose, à cause de leur doctrine non biblique de la Trinité, qui est parfaitement inacceptable pour tout Juif qui chérit l’enseignement pur selon lequel “l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est un”. (Deutéronome 6:4.) Nous vous invitons donc à lire le chapitre suivant avec un esprit ouvert, afin de découvrir le Jésus des Écritures grecques.

[Notes]

Voir Genèse 5:22-24, Les Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau, édition anglaise à références de 1984, deuxième note sur le verset 22.
Sauf indication, toutes les citations de ce chapitre sont tirées de la Bible du Rabbinat français, traduite sous la direction du Grand-Rabbin Zadoc Kahn.
La chronologie proposée ici prend le texte biblique pour autorité. (Voir le livre “Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile”, publié par la Watchtower Bible and Tract Society of N.Y., Inc., étude 3, “Comment situer les événements dans le cours du temps”.)

L’historien juif du Ier siècle Yoseph ben Mattityahu (Flavius Josèphe) rapporte que lorsqu’Alexandre arriva à Jérusalem, les Juifs lui ouvrirent les portes de la ville et lui montrèrent la prophétie du livre de Daniel écrite plus de 200 ans auparavant, qui décrivait clairement les conquêtes d’Alexandre, le “prince grec”. — Histoire ancienne des Juifs, livre XI, chapitre VIII 4; Daniel 8:5-8, 21.
Durant la période des Maccabées (Hasmonéens, de 165 à 63 av. n. è.), des chefs juifs tels que Jean Hyrcan n’hésitèrent pas à convertir par la force des populations entières au judaïsme. Détail intéressant, au début de notre ère, 10 % du monde méditerranéen était juif. Ce chiffre indique clairement l’impact qu’avait eu le prosélytisme juif.

Selon la Nouvelle encyclopédie britannique, “le credo trinitaire du christianisme (...) le démarque des deux autres religions monothéistes classiques [le judaïsme et l’islām]”. La Trinité fut élaborée par l’Église alors que “la Bible des chrétiens ne contient concernant Dieu aucune assertion qui soit expressément trinitaire”.
Non seulement la résurrection est appuyée par la Bible, mais elle était enseignée comme un article de foi dans la Mishna (Sanhedrin 10:1) et était mentionnée dans le dernier des 13 articles de foi de Maimonide. Jusqu’au XXe siècle, nier la résurrection était considéré comme une hérésie.

“La Bible ne dit pas que nous avons une âme. ‘Nefesh’ est la personne elle-même, son besoin de nourriture, le sang qui coule dans ses veines, son être.” — H. Orlinsky, Hebrew Union College.
Voir Exode 6:3 dans la version de Cahen, où la note explicite l’expression “sous mon nom l’Éternel” par “le nom tétragramme”.

L’Encyclopédie judaïque dit: “Si l’on évite de prononcer le nom divin YHWH, c’est (...) à cause d’une mauvaise compréhension du troisième commandement (Ex. 20:7; Deut. 5:11), comme s’il signifiait: ‘Tu ne dois pas prendre le nom de YHWH ton Dieu en vain’, alors qu’il veut dire en réalité: ‘Tu ne dois pas faire de faux serments par le nom de YHWH ton Dieu.’”

George Howard, professeur de religion et d’hébreu à l’université de Géorgie, déclare: “Avec le temps, on associa de plus en plus ces deux personnages [Dieu et Christ], au point qu’il devint souvent impossible de les distinguer. Il se peut donc que la suppression du Tétragramme ait été pour une bonne part dans le déclenchement des débats christologiques et trinitaires postérieurs qui déchirèrent l’Église des premiers siècles. Quoi qu’il en soit, la suppression du Tétragramme créa probablement un climat théologique différent de celui qui régnait au premier siècle, durant la période du Nouveau Testament.” — Revue d’archéologie biblique (angl.), mars 1978.


Dimanche 25 Août 2013
Saint Jean
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