Connectez-vous S'inscrire
Infos Utiles...
Gabonlibre.com
GL9News.com
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Gabon : Cinq décennies de corruption, pour toute la classe dirigeante, l’heure des comptes a sonné

[Info juste 7J/7 Martin Edzodzomo Ela - Mercredi 1 Février 2017 - 0 Commentaire| Lu 2069 fois |



(Gabon : Cinq décennies de corruption, pour toute la classe dirigeante, l’heure des comptes a sonné ! – Dworaczek- Bendomme mise en ligne, le 30 janvier 2017)
COMMENTAIRE

Dans le livre : Mon Projet… publié aux éditions Karthala, en 2000, j’écris :
« En 1993 la situation était très claire et les faits éloquents :

La grande majorité des Gabonais ne veut plus de Bongo et de sa clique, complètement déconsidérés. La corruption du régime, comme depuis longtemps, était quelque peu supposée tant que la prospérité était là. Depuis la crise qui frappe le Gabon, du fait de la mauvaise gestion des dirigeants, du moins selon la conviction du peuple gabonais : la situation sociale est catastrophique, de l’état des routes à celui des hôpitaux sans médicament, en passant par les écoles et les administrations, le chômage est venu s’ajouter particulièrement depuis 1986.

« Au Gabon toutes les fortunes viennent de l’Etat »
Cette corruption dévastatrice ; elle est, pour les populations désemparées et en détresse, à la fois une cause de la crise et comme une provocation.

En effet, 80 % du PIB sont dans les mains d’à peine 2 % de la population, explique un expert occidental qui ajoute : « En 30 ans de carrière, je n’ai jamais vu une telle corruption » ; le même expert estime que « la fortune cumulée du Président et de ses ministres représente plus de deux fois la dette extérieure estimée à 750 millions de CFA. »
Il y’a l’opposition du système de la “Mangeoirecratie” du PDG. Bongo qui, en réalité n’est que l’expression des antagonistes rivales au sein du système, entre ceux qui ont perdu leurs places et ceux qui ont conservé autour de l’héritier du père, des prérogatives et strapontins au sein de l’Etat du Bongoland.

Cette opposition du système Bongo (comme l’opposition de sa Majesté la Reine en Angleterre) comprend la multitude de partis légalisés qui s’en réclament. Cette opposition semble s’être organisée pour en fait, permettre le fonctionnement du système dans le cadre prédéfini de la démocrature. Autrement dit, les opposants au sein du système Bongo ne sont d’accord que sur une seule chose : priver le chef d’Etat de son fauteuil.... Ils n’ont pas su, depuis le temps du père, jusqu’aujourd’hui face au fils héritier, se regrouper sur la base de valeurs communes, ni définir une stratégie cohérente, au-delà des prises de positions ethniques ou régionalistes.[1] Dans une interview récent, le politologue Achille MBEMBE, parlant du Cameroun de Paul BIYA déclare : “Il faudrait commencer, que l’opposition existe. Or, strictement parlant, elle n’existe pas.

La raison est toute simple. Au cours des cinquante dernières années, c’est toute la société qui a fait l’objet d’une progressive émasculation. L’autoritarisme s’est enkysté dans la culture. Le régime a largement réussi à imposer une “tonton-macoutisation” généralisée des esprits. Objectivement, il n’a plus besoin d’utiliser la force physique. Ayant procédé au « défonçage » de la société, il tient le peuple tout entier par les couilles. (…) Les gens sont complètement épuisés. Ils consacrent le peu d’énergie qu’ils ont encore aux luttes quotidiennes pour la survie. Ou encore lorsqu’il leur vient à l’idée de se battre, c’est en général contre leurs voisins immédiats. Leur rage et leur colère ne sont pas dirigées contre un système, mais souvent contre d’autres plus misérables qu’eux-mêmes. ”

Ainsi dans notre pays, on ne voit apparaître aucune force face au régime à bout de souffle, qui pourrait remédier à cette situation de crise devenue endémique. Aucune volonté réelle n’apparaît, qui permettrait un aggiornamento, collectif seul capable de sortir notre pays de cette zone d’incertitude. - Ce dangereux trou noir politique.
Je redoute particulièrement la période que le pays traverse en ce moment, après la grossière mascarade de l’élection présidentielle, avec sa débauche insolente ; et qui a aboutit à la querelle des « frères disputant l’héritage du père ! »
L’aspiration au changement est très forte dans le peuple. Et ce peuple n’attend plus rien du régime actuel. Ce n’est pas avec un slogan comme l’émergence que le système va réaliser ce qu’il a été incapable de faire en un demi siècle ! La déception du peuple qui est très grande me semble très inquiétante. Le Gabonais est plus que jamais un être désespéré. C’est aussi très grave. Quand on ne réforme pas, tout déglingue.

Mais, Et il y a l’opposition au régime. Quant à l’opposition au pouvoir, l’opposition au régime de Bongo le peuple, la mobilisation lui faisant défaut, il ne peut encore espérer le changement souhaité, et reste médusée devant le spectacle grotesque que jouent les politiciens du ventre.

Aujourd’hui : Décrépitude des vrais partis « officiels » de l’opposition au régime, implosion avancée de « l’UMP Mangeoire » … Le Gabon traverse une zone de grandes turbulences depuis la succession opérée en 2009 ; où pourrait gronder, à tout instant, une aspiration de révolution afin d’arriver au changement du régime en place depuis bientôt un demi siècle. Comme, certaines forces réactionnaires peuvent aussi surgir. Pour pérenniser le système et imposer une contre révolution.

Ainsi parlait Omar Bongo !

Sur les anciens collaborateurs, devenus un temps ses adversaires :
«Hier, ils m’applaudissaient tous : - Bravo Bongo, bravo Bongo ! Aujourd’hui, comme par miracle ils se rappellent qu’ils n’étaient pas d’accord avec moi. Du coup, je suis devenu le seul à avoir commis des erreurs. Eux, ils n’étaient au courant de rien. (.... Et demain, malgré leurs gesticulations, ils ne feront rien. Ils n’auront pas le courage politique d’affronter les difficultés que connaît le peuple et de reconnaître qu’ils se sont trompés en s’attaquant à moi ».

Parlant de l’un de ses grands argentiers, qui avait fait une excursion sur une scène du spectacle des « opposants » ; Bongo déclare : « semble-t-il, est immensément riche... » « Pourtant, il n’a pas hérité de qui que ce soit. Mais quand on a été commissaire général du Plan pendant plus de dix ans, on gère des crédits, on brasse des milliards. Lorsqu’il s’agit d’une créance de l’Etat, on dit que l’Etat doit à X ou Y 3 milliards de F CFA, alors qu’en réalité il n’est question que des milliards. Les deux autres milliards vont naturellement ailleurs. Ma chance à moi, c’est de ne jamais avoir à gérer les crédits. Ce qui n’est pas le cas de la plupart de mes anciens collaborateurs. »

Quand les journalistes lui posent la question suivante : -Puisque vous êtes sûr de leurs indélicatesses, pourquoi ne pas les avoir poursuivis en justice ? Bongo répond tout simplement :
« Il n’est jamais trop tard ! Quand on est à la tête d’un Etat, il faut avoir plusieurs tours dans son sac. J’ai sous le coude beaucoup de numéros de comptes bancaires à leurs noms, en Europe et ailleurs. »
On peut imaginer comment le politicien Bongo a pu se servir d’une telle situation pour calmer ceux qui se sont opposés à lui dans de telles conditions. On peut penser que son héritier de fils, Ali Ben Bongo n’a pas trouvé des classeurs vides !
La plupart des protagonistes actuels pour la succession, se réclament tous, de l’héritage et de l’expérience acquise aux cotés d’Omar Bongo Ondimba. Ils ne peuvent pas être quittes de cette gestion du pays à laquelle ils ont participé, et durant laquelle ils se sont pour la plupart insolemment enrichis en se servant de l’Etat au lieu d’être à son service en servant le peuple.
Les “élites politiques gabonaises”, cadres embarqués des régimes néocoloniaux acteurs de l’Etat patrimoniale.

L’élite désigne un petit groupe accumulateur, entendant exercer un contrôle toujours plus étroit sur les sociétés concernées. (…) Ceux qui intègrent le système de cooptation, des dirigeants gabonais, visant à absorber systématiquement tout individu potentiellement déstabilisateur. De petites élites où tout le monde se connaît peu ou prou, et souvent passé par les mêmes filières. Ces « élites » demeurent complètement englués dans les clivages de nature verticale (communautaire ou factionnelle) et se révèlent tenues d’entretenir des cascades de dominés qu’ils crétinisent pour les exploiter sans vergogne, par des discours démagogiques, et chantage où se joue leur légitimité.

Ces élites se caractérisent par le fait qu’on peut se demander si vraiment elles manifestent une capacité organisationnelle, allant dans le sens d’une institutionnalisation, d’un essor économique à l’occidentale. On serait plutôt enclins à penser qu’elles cultivent la prééminence de logiques informelles, constamment négociables – ce qui n’exclut pas, soit dit en passant, l’usage instrumental d’une façade et d’un lexique susceptibles de complaire aux indispensables bailleurs de fonds. Ces élites alimentent l’échange institutionnalisé dans la sphère politique où les partis sont perçus comme des fonds de commerce au profit de leurs dirigeants. Un univers où dons et contre-dons, accumulation et redistribution constituent la colonne vertébrale des mécanismes de légitimation du pouvoir.

A cet égard, même si quelques regroupements élitaires (fort rares) sont repérables, force est de reconnaître leur manifeste fragilité, tandis que les liens verticaux, entre inégaux partageant des liens familiaux, ethnico-régionaux, clientélistes apparaissent autrement plus courants et impératifs. C’est ainsi qu’on peut, à la limite, dire que la quasi-totalité de ces élites sont tout à la foi des dominants et des dominés. Elles constituent l’un des maillons d’une chaîne parmi d’autres de dépendances. - [Tu me tiens, je te tien]-. En effet, si les règles de l’échange clientéliste ne sont pas neutre, on ne saurait sous-estimer que de véritables contraintes pèsent aussi sur le « chef ou le patron » dont le maintien du statut supérieur dépend largement de la capacité à répondre aux attentes des supporters qui lui sont indispensables, eux-mêmes se trouvant confrontés aux demandes pressantes de plus dominés qu’eux, et ainsi de suite.

Avec nos élites actuelles, les relations sociopolitiques sont vécues selon un mode très affectif et les normes de comportement imposent aux dominants des conduites allant à l’encontre de leurs propres intérêts, mais incontournables au regard de la préservation de leur autorité, de leur crédibilité au sommet d’une communauté, d’une faction.. Dans le contexte de ces élites, en politique, la problématique des ressources est cruciale : ceux qui auront accumulé préalablement d’une manière ou d’une autre (en général de l’Etat) : "Au Gabon, toutes les fortunes viennent de l'État. Elles sont nées de la corruption" – et sont donc en mesure de redistribuer - demeurent davantage dignes de crédibilité transactionnelle, par rapport à ceux qui ont pour unique atout un discours de changement.

On trouvera ici, le facteur le plus déterminant qui empêche le processus de démocratisation de progresser en Afrique. Les dictateurs ayant capté toutes les ressources du pays, les utilisent aux fins de distribution clientéliste, et de corruption, pour contrôler toute l’asphère politique, ainsi, il se pérennisent à loisir au pouvoir .) C’est ainsi qu’on pourra penser que, si le système de patronage venait de n’être plus à même de rétribuer suffisamment les principaux représentants intermédiaires qui garantissent les soutiens de la base, il s’exposerait à une « dé-légitimation » rapide. Mais ces crises liées au tarissement des possibilités d’irroration [6] ne signifient nullement que l’on va passer à de nouvelles règles de jeu. Éventuellement, on remplacera un patron par un autre, mais selon les bonnes vieilles attentes particularistes. C’est pourquoi les éternels prébendiers se tirent en général plutôt aisément de telles situations et finissent par se maintenir à leur fauteuil.

Au Gabon l’Emirat équatorial, noyau de la Françafrique, (un pays d’à peine un million et demi d’habitants et qui produit 18 millions de tonnes de pétrole), le peuple paupérisé à outrance continue de subir le régime dictatoriale de la dynastie Bongo. Après le père Omar Bongo, au pouvoir pendant 42 ans, son fils Ali a été intronisé par la puissance de fait : la France, après une unième mascarade électorale. Qui peut changer cet état de chose, dans le Gabon où se joue la saga des Borgia- (Famille, pouvoir, argent, trahison,) de la guerre que se livrent Ali Bongo Ondimba et Jean Ping, fils et héritiers putatif du « patriarche défunt Omar Bongo Ondimba » ?

Dans le texte commenté, M. Jean Valentin LEYAMA - (Expert Economiste et Financier. Ancien Député XIe Législative. Directeur de Cabinet Adjoint 1. Du Président de la République) relève :

« S’agissant des acteurs de la corruption, aucune catégorie sociale n’est exempte ; le citoyen de base paraît même encouragé par l’impunité dont bénéficient ses compatriotes situés à des sphères plus élevées. En outre la corruption n’est pas, contrairement à une opinion répandue, l’apanage des hommes politiques, ni une affaire de génération. Elle s’épanouit très dangereusement auprès des jeunes cadres pressés – le matérialisme de la société aidant – « de faire des bouchées double ». Il n’est pas rare d’observer l’enrichissement rapide et démesuré de jeunes fonctionnaires à peine intégrés ou promus à une fonction pour peu qu’ils occupent une » position stratégique ». Plus grave : lorsque désormais, l’on admet que « le mouton broute là où il est attaché », on assiste à une banalisation de la corruption et à une course effrénée vers l’enrichissement illicite

- Trouvez donc à votre poste les vertus de la bonne gouvernance –

Gouvernance et vous suscitez les ricanements du genre : »Il veut montrer quoi ? » ou « Tant pis pour lui, il mourra pauvre »
Rendons hommage à ces paroles de vérité du compatriote Jean Valentin LEYAMA. La vérité n’a pas d’heure. Elle est de tous les temps, précisément lorsqu’elle nous paraît inopportune.
Que faire?

Mais, en tout état de cause, le groupe des patriotes doit se structurer autour de mouvements en quête d’un nouveau système qui vraiment nous conduirait à une société politique plus démocratique, plus égalitaire. Et se mouvement ne saurait être que le mouvement résolument anti systémique : Un mouvement en vue de la «Révolution» qui s’impose dans les temps présents.

Nous devons être prêts pour une révolution, mais attendons-nous à voir les forces du mal se ruer dans la rame si les démocrates humanistes s’obligent, eux, à rester sur le quai. Qu’on ne s’étonne pas alors que les patriotes soient amenés à intervenir dans cet imbroglio politicien pour rétablir l’ordre républicain et protéger l’intérêt supérieure de la nation. Ors, le seul groupe de patriotes organisé restant l’armée, c’est alors que celle-ci se doit de prendre les choses en mains pour sauver la Patrie. Ce qui a été réalisé avec l’armée en Guinée Conakry. Une intervention qui tout compte fait apparaît aujourd’hui salutaire pour ce pays. Ce fut particulièrement le cas avec la révolution portugaise faisant suite au coup d’État fomenté par des militaires progressistes le 25 avril 1974, qui a renversé une dictature vieille de quarante-huit ans.

"Pour créer les conditions d'appropriation d'un organisme nouveau, il faut faire table rase des structures passées. Il faut, en fin de compte, tout abolir pour pouvoir commencer à tout reconstruire". « Les situations bloquées ne progressent que par rupture. »

Ni alternance au sein du système, ce qui aboutit à un simplement ravalement de façade. Ni réforme, on ne peut pas réformer une dictature comme celle que connaît notre pays. Pour moi, j'ai toujours combattu non les hommes quel qu'ils soient, mais le système. Ce qu’il faut, c’est CHANGER LE SYSTÈME. Je pense qu'il est grand temps que des vrais patriotes se retrouvent pour s'engager dans le seul combat qui compte : la reprise en mains de notre destin qui passe par le remplacement du système-Bongo, et par une organisation de la société politique gabonaise sur la base de l'idéal démocratique pays, toutes tendances confondues, de s’investir avec courage et abnégation dans une véritable action de refondation, dans ce que je désigne par “ une révolution existentielle”. Chacun de nous doit faire preuve aujourd’hui de courage et de volonté politiques réelles .

“La foi naîtra, et les réformes nécessaires se feront si la Parole peut agir.”

[1] Voir Jeune Afrique n°1697 du 8 au 14 juillet 1993, et n° 1717 du 2 au 8 décembre du même journal

Mercredi 1 Février 2017
Martin Edzodzomo Ela
Vu (s) 2069 fois
Notez



Société Civile | Communiqué | Economie | Réaction | Les syndicats / Grève | Divers | Education | Débat | Sport | Estuaire | Woleu Ntem | Ogooué Maritime | Haut Ogooué | Ngounié | Moyen Ogooué | Ogooué Lolo | Nyanga | Présidentielle











Comment gagner de l'argent sur internet ? Clé en main !

GL9News.com - 05/11/2018 - 0 Commentaire| Lu 405 fois |

Appareil anti ronflement Clip Air, l'espoir pour ceux qui souffrent de ronflements !

GL9News.com - 31/07/2018 - 0 Commentaire| Lu 1880 fois |

FitMotivaction Ceinture de Sudation Abdominale en Néoprène

GL9News.com - 28/07/2018 - 0 Commentaire| Lu 1629 fois |

Minceur Ceinture Vibrante,Brûler les Graisses,Perte Poids Massage

GL9News.com - 27/07/2018 - 0 Commentaire| Lu 1597 fois |

Climatiseur Portable - Ventilateur USB Multifonction

GL9News.com - 13/07/2018 - 0 Commentaire| Lu 2188 fois |

5 Astuces pour gagner de l'argent avec les paris sportifs !

GL9News.com - 29/04/2018 - 0 Commentaire| Lu 4020 fois |

Présentation du produit : AbdoForte

GL9News.com - 26/04/2018 - 0 Commentaire| Lu 3748 fois |