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Gabon /17 Août 2017: De quelle indépendance parlons-nous? Mme Adiahénot Flavienne, militante de l'Union Nationale livre à l'opinion son analyse.

l'info réelle 7J/7 - Junior Ebong Tchissambo le Jeudi 20 Août 2015 à 00:00 | Lu 897 fois

" A quand une base militaire congolaise en plein Paris pendant qu'on y est? La colonisation est un crime"," Comme l'insultante présence militaire de la France pendant qu'on chante 50 ans d'indépendance" extrait du Titre de Questions noires, lettre ouverte adressée à M. Nicolas Sarkozy du temps où il était président de la France.



Adiahénot Flavienne nous livre une brillante reflexion en décrytant les réalités des pays africains en général et du Gabon en particulier.

La plupart des pays du tiers-mondistes particulièrement ceux de l'Afrique subsaharienne, ont des mêmes plaies. Ces plaies empêchent un développement harmonieux et envieux en termes de développement humains à savoir: la santé, l'éducation, l'épargne, les infrastructures, le niveau d'éducation et le niveau d'instruction des populations, une formation de qualité, l'électrification, l'accès à l'eau potable, le respect des droits de l'Homme, l'indépendance financière et économique, la promotion de la culture sur toute ses formes, l'indépendance politique...

Cependant, ce développement souhaité par bon nombre d'africains pour leur continent et dans leurs pays respectifs, n'est pas effectif et ne se fait pas ressentir dans la majorité des cas pour chaque pays avec d'indices de développement humains ne dépassant pas les 0,5.. En 1960, plusieurs pays ont acquis la "souveraineté internationale" et droit des disposer d'eux-même et de leur avenir au prix de plusieurs sacrifices; mais 57 ans après le soleil des indépendances, plusieurs sons de cloche sonnent pour dire que les anciens colons, ont transformé leur théorie de complot de d'exploitation " colonialisme" en un autre forme de tutelle que l'on appelle néocolonialisme, ont su instauré leur domination par une pseudo politique internationale d' assujettissement qu'ils appellent abusivement mondialisation.

Ainsi, plusieurs africains conscients que l'Afrique est engagée dans une situation très peu confortable, se lèvent afin de militer pour que ça change: de Guinée, au Sénégal, de Cote d'Ivoire au Tchad ou encore du Niger, ces africains leaders d'opinion militant pour que les changements s'opèrent sur plusieurs dans le cher et tendre continent s'insurgent contre tous les maux qui minent leur terre-mère, l'Afrique. Contre le néocolonialisme, l'impérialisme, les violations de droit de l'Homme, l'endormissement du peuple noir, plusieurs voix se lèvent; Kemi Seba le leader panafricaniste, Jean Philippe Omotunde, l'égyptologue, Grégoire Biyogo, également égyptologue philologue et maitre de conférence, Lord Ekomy Ndong, Maat Seigneur ( tous deux membres du célèbre groupe de Rap Movaizhaleine) et bien d'autre.

Mme Adiahénot Flavienne, femme engagée membre du parti de l'opposition Union Nationale, n'est pas en reste, car connue pour ses prises de positions ayant de la substance et qui dépeignent les maux de notre société et du monde dans lequel nous vivons. Ainsi, elle a décidé à l'occasion de la fête de l' "indépendance de son pays, le Gabon, de nous livrer son analyse et s'interroge sur des sujets intéressants que instructifs en le relayant sur les réseaux sociaux dont nous vous livrons à notre tour l'intégralité:

" DE QUELLE INDEPENDANCE PARLONS-NOUS Cinquante-sept ans après le 17 août 1960 ?

Regardons bien autour de nous pour constater que tous les symboles et de souveraineté sont aussi bas qu’en décembre 1959 : Un Franc CFA qui témoigne de la DÉPENDANCE MONÉTAIRE.

Une banque familiale au milieu de plusieurs banques aux actionnaires majoritairement étrangers, symbole de la DÉPENDANCE FINANCIÈRE.

Une économie nationale contrôlée par une main d’œuvre et des capitaux étrangers, symbole de la DÉPENDANCE ECONOMIQUE.

L’absence d’une simple cartographie agricole et la faible superficie des terres consacrées aux cultures vivrières, symboles de la DÉPENDANCE ALIMENTAIRE.

L’adoubement et la reconnaissance obligés de nos politiques par la puissance tutélaire, symbole de la DÉPENDANCE POLITIQUE.

Un 6è BIMA et son camp DE GAULE symbole de la DÉPENDANCE MILITAIRE.

L’absence d’un Complexe Culturel Gabonais doté d’une grande Bibliothèque Nationale et l’Institut Français (IF) comme seule bibliothèque et centre culturel dignes de ce nom, symboles de la DÉPENDANCE CULTURELLE.
La liste n’est pas exhaustive.

Au regard de ce qui précède, quelle différence entre une colonie et un état réellement indépendant pour le citoyen Gabonais qui lui-même n’est ni économiquement, ni civilement, encore moins politiquement indépendant ?

Suffit-il d’avoir un drapeau, une hymne, des armoiries et des semblants d’institutions pour se sentir indépendant ?

Je doute fort" Fin de citation.

C'est de ce genre de discours qui doit être au centre des questions africo-africaines l'indépendance est d'abord mentale, éducationnelle, morale et financière. NOUS DISONS: NON AU 6é BIMA, NON A LA DEPENDANCE FINANCIERE, MILITAIRE, POLITIQUE ET CULTURELLE. NON L'IMPERIALISME ET AU NEOCOLONIALISME

Jeudi 20 Août 2015
Junior Ebong Tchissambo
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