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France Remaniement : "Manuel Valls n'a pas puni, il a choisi"

[Info juste 7J/7 GL9News.com - Lundi 25 Août 2014 - 0 Commentaire| Lu 714 fois |

Selon ses proches, le Premier ministre a choisi de régler un problème politique, incarné par des ministres opposés à la politique du gouvernement.



On se souvient que Manuel Valls avait remplacé Jean-Marc Ayrault pour marquer le retour de l'autorité au sommet de l'État. Voilà qui est fait. Alors qu'Ayrault avait attendu qu'une ministre - Delphine Batho - franchisse la ligne rouge (la contestation du budget), Valls a frappé plus vite. Dès dimanche soir, après les critiques conjuguées de Montebourg et Hamon dans les journaux et à Frangy-en-Bresse (sans oublier le livre de Cécile Duflot), le Premier ministre a présenté au président de la République la démission de son gouvernement.

Son entourage assure que Manuel Valls n'a pas "puni" Arnaud Montebourg. Il n'y a dans cette décision nulle attaque personnelle. "Les deux hommes se respectent", dit Luc Carvounas, sénateur proche de Manuel Valls. La décision du Premier ministre va au-delà. "Il n'a pas puni, il a choisi", confie Francis Chouat, maire d'Évry et intime de Valls. Il a choisi de régler un problème politique, incarné par plusieurs ministres (ou ex-ministres) opposés à la politique du gouvernement. En tranchant vite et fort, Valls fait d'une pierre deux coups : il réaffirme la politique décidée par François Hollande en clarifiant ses choix - la politique de l'offre - et rappelle pourquoi il a été nommé à Matignon. "Dans ce type de crise, on peut soit faire le dos rond, soit trancher. Manuel confirme qu'il est un homme aux idées claires et il évite de se laisser entraîner par le fond dans les sondages", dit un de ses amis.

"On solde les errements des congrès de Reims et Toulouse"

La provocation d'Arnaud Montebourg (certains disent même qu'il aurait parlé très fort pour être viré) ouvre une période importante pour l'exécutif, qui pourrait le servir. Un nouveau gouvernement, c'est la nécessité d'un vote de confiance. Si le Parlement suit Manuel Valls, il en sortira renforcé. Dans le cas contraire, une période encore plus troublée pourrait s'ouvrir. Sans le dire vraiment, les proches de Manuel Valls font porter la responsabilité de cette crise à François Hollande, coupable d'avoir trop longtemps repoussé le moment de la grande clarification économique.

Une critique qui ne porte pas seulement sur les derniers mois, mais qui remonte beaucoup plus loin, aux différents congrès du PS qui n'ont jamais tiré au clair la ligne de Solférino. "On solde les errements des congrès de Reims et Toulouse (en 2012, NDLR). On n'était pas d'accord, mais on a fait semblant de l'être. Voilà comment on se retrouve avec une ligne sociale-démocrate et une ligne gauchisante, qui est pourtant très minoritaire en France", râle Luc Carvounas. On verra dans quelques jours, à l'Assemblée, si Manuel Valls a gagné son pari de la clarification.

Lundi 25 Août 2014
GL9News.com
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