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Du jeunisme une stupidité au service de l'imposture

l'info réelle 7J/7 - Martin Edzodzomo Ela le Dimanche 24 Septembre 2017 à 00:00 | Lu 1153 fois



BP.3238 Libreville -Gabon/ En France à 14 Frères Maristes 21 bis rue Dareau Paris 14


Dans le post d’Annie Léa MEYE, « À tous », je relève deux points sur lesquels je voudrais partager mon appréciation.
1. « Notre Génération doit se battre contre les effets et méfaits de ce système honni. »
2. En commentaire : - Livanne Ntsame Mr Jean Sylvain Biveghe l'injure est elle un argument politique? Autant on est d'accord qu'il faut accepter les avis divergeants autant je refuse qu'on puisse tout accepter au nom de la liberté de parole. Les politiques ont le devoir d'éduquer leurs militants et partant la population. Laisser les adeptes des injures et autres paroles vulgaires et grossières ce n'est pas pour moi de la liberté d'expression mais de la mauvaise éducation et on ne peut en aucun cas promouvoir une telle façon de faire. C'est de la dépravation et ce n'est pas acceptable de la part que quelqu'un qui se positionne en leader d'opinion.

Sur le premier point : - . « Notre Génération doit se battre contre les effets et méfaits de ce système honni. »
Dans une de mes publications concernant le scrutin présidentiel de 2016 j’ai clamé ce qui suit :
PAS D'ÉLECTION EN 2106 SANS REFORME DU CADRE INSTITUTIONNEL.
J’écris: Chers « Patriotes gabonais », partout en Afrique, l’élection du chef d’État donne toujours lieu à des débordements, des contestations se traduisant par de nombreuses actions : marches, sit-in, désobéissance civile, casses, puis arrestations, répression, massacres, tueries et autres assassinats.
Dans notre pays le Gabon, un petit recul dans le temps nous interpelle au moment où nous envisageons d’aborder une échéance électorale présidentielle en cette année 2016.

Plus proche de nous, l’élection truquée de 1993, ainsi que le coup d’Etat électoral de 2009 ont tous deux provoqué des tueries à Port-Gentil avec comme bilan plusieurs morts d’homme, bien au-delà du bilan officiel. Face à ce qui constitue un motif sérieux de désagrégation sociale, il est désormais temps que tous les patriotes s’élèvent pour dire assez.
Ø 1964 : Le coup d’Etat des militaires de 1964 est perçu comme le ras-le-bol et surtout comme une réaction contre la dictature qui était entrain de se mettre en place. Le 18 février 1964 à 5h45, des jeunes officiers et sous-officiers de l’Armée Gabonaise déposent le Président Léon M’Ba, en dénonçant la dérive dictatoriale empêchant désormais la libre expression de la volonté du peuple par des élections libres et démocratiques. Ils confient la direction du pays à un Gouvernement Provisoire dirigé par M. Jean-Hilaire Aubame, leader socialiste de l’opposition à Léon M’Ba, qui fit sur les antennes de la Radio la déclaration suivante : « Mes chers compatriotes, c’es en ma qualité de Premier Ministre Chef du Gouvernement Provisoire que je m’adresse à vous. C’est sur vos appels angoissants et répétés et pour éviter à notre cher Gabon une révolte générale avec toutes les conséquences qu’elle devait nécessairement entraîner que nos Militaires et nos Gendarmes viennent de libérer le pays d’un régime qui le conduisait fatalement au désastre. Je rends hommage à leur sens élevé du Devoir… »

Ce putsch qui réussi sans violence ni effusion de sang sera mâté sévèrement à partir du 20 février 1964 par les troupes de l’Armée française venues de Richemont (en Bretagne), de Brazzaville et Bangui, qui rétabliront Léon M’Ba dans ses fonctions. Bilan officiel vingt et un (21) Gabonais tués, dont le Lieutenant Ndo Edou, assassiné par un de ses anciens collègues français.

Ø 1967 : « Voter photo ». Sous les auspices de Jacques Foccart, une élection fantôme est organisée, ayant comme candidat unique Léon Mba. Pour le peuple, ce dernier ne serait plus en vie. Son temple « bwetsi » avait déjà annoncé sa mort. Le peuple dans sa sagesse parlera de « voter photo ». Albert Bernard Bongo se retrouve vice-président, investi de tous les pouvoirs. Fin 1967, à la mort de Léon M’Ba, il devient président. Il instaure un parti unique, le PDG : 1967, marque l’établissement au Gabon de la dictature du parti unique avec ses méthodes staliniennes.

Ø 1993 : La« Mascarade électorale » est mise en place, structurée et normalisée depuis par le régime. S’ensuivra la pratique régulière ce qui convient de désigner comme les coups d’Etat permanents, avec les querelles postélectorales, aux conséquences tragiques pour les populations. On dénombre à chaque élection présidentielle des centaines de morts d’innocents lors de la contestation des résultats.

Ø 2005, puis 2009, suivront. Le coup d’Etat électorat est devenu la règle, avec à chaque fois, les morts d’innocents citoyens.

Gabonaises, Gabonais, Patriotes de tous bords politiques !

Nous sommes un petit pays et nous ne devons plus accepter de morts pour cause d’élection d’une personne à a tête de l’État. C’est pourquoi nous devons exiger en prévision de a prochaine échéance électorale: Des Indispensables « pré-requis », à fin de mettre fin au cycle de violence résultant, jusqu’ici des « coups d’État électoraux » du système, entraînant inéluctablement, des pertes en vies humaines au sein de notre petit peuple. C’est pourquoi, il est inconcevable d’envisager d’accepter l’éventualité d’une élection à la Présidence de la République, sans avoir changé intégralement les dispositions actuelles en la matière. Et je conclu: Autrement dit : -«PAS D'ÉLECTATION SANS REFORME DU CADRE INSTITUTIONNEL »

Une bonne lecture de ce document fera entendre au lecteur que c’est dès 1964, quatre ans à peine, après le pseudo indépendance octroyée au territoire d’exploitation coloniale du Gabon, que le sang des patriotes gabonais a commencé à couler.

Sous le régime des Bongo, le pays a connu de multiples assassinats de patriotes qui ont combattu ce système. De Germain Mba à Joseph Rendjambé, en passant par Joseph Avaro-Ambouroué le capitaine Alexandre, Mandza Ngokouta, Doukakas Nziengui ; et j’en passe.

Dire d’une façon sans nuance : « Notre Génération doit se battre contre les effets et méfaits de ce système honni. », c’est sembler faire l’apologie de cette génération qui, faut-il admettre n’aura connu que le système PDG.BONGO, et qui constituerait aujourd’hui 86,7% de la population indigène actuelle de notre pays. C’est ignorer la vérité qui est que ce système est combattu depuis son établissement, par les vrais patriotes de chaque génération.

Dans un post Face book, du 13/11/2016, un certain Germain Ndong Mba écrit :

« Il serait temps que Jean Gaspard Ntoutoume Ayi Nous crée un parti politique qui serait en phase avec les attentes de la jeunesse gabonaise car il n'est pas normal que le leader de l'opposition ait 73 ans dans un Pays de 1 million d'habitants qui ont 25 ans en moyenne(un peu moins du double de l'âge de"Mr ENA") et dont l' espérance de vie est limitée à 54 ans. Ce qui veut dire que JGNA mourra dans moins de 10 ans car il a moins de 45 ans je crois et il est considéré comme un " jeune cadre" de l'UN Où l'adolescence militante à l'UN comme au PDG se situerait dans les BA 25ans à 35 ans ( exemple: Fortuné Edou Essono qui a ses habitudes au B2) Et Ceux d'entre 35 et 45 ans(ma génération , celle du Grand Jean-Gass,sic) qu'on surnommait affectueusement "les cadres de l'UN" tandis que Les Ba 45ans en montant jusqu 'à l'espérance de vie là, Ce sont ceux là que les jeunes ont besoin de voir au pouvoir , à la tête d'un parti politique ou d'une instance étatique.

Car la Gérontologie politique Nationale montre bien que les vieux de plus de 55 ans sont des" fauteurs "de "troubles"("fouteur de merde !!") Et ceux là qui montent seuls encore plus haut que jamais se doivent de prendre la retraite et nous épargner de leurs sales gueules, ils sont nombreux à tenter de s'accrocher à la scène politique pour repousser leur mort politique. Au lieu d'aller profiter des plaisirs du troisième âge et de la pêche ailleurs et très loin la bas dans leurs foutus villages désenclavés et meurtris par la misère qu'ils ont aidée à maintenir pour le bien du système qui les écrase aujourd'hui avec nous comme des "mouches " qu'ils écrasaient eux- mêmes jadis en leur temps de gloire et La Boucle est Bouclée Mais le cercle doit être brisé pour que nos enfants aujourd'hui Captifs sortent Un jour de <l'auberge du salut des Bongo Ondimba>. En clair, Le Temps des Makaya de Tsirrâ Martin » Edzodzomo-Ela (environ 80 z'ans) l’adversaire politique de Jean Ping(73 aie!) depuis 1958 Est silencieusement arrivé sous les bruits des joutes politiques bourgeoises sur fond de querelles familiales « l'adversaire politique de Jean Ping(73 aie!), depuis 1958 »- Tout simplement sidérant !

Sur le jeunisme !

Rappelons nous ici que:

Ce n’est pas un jeune Nelson Mandela qui a réussi à libérer son pays l’Afrique de l’opprobre domination des Blancs avec le système d’Apartheid, c’est un vieux bonhomme qui, ayant accepté de lutter toute sa vie sans négocier, en préférant la prison, qui comme le monde entier l’a encensé a réussi à libérer son pays. Aujourd’hui, nous voyons ce qu’en font ses successeurs.

Et vous autres Gabonais, avez-vous oublié que votre pays s’est effectivement prévalu un jour d’avoir le plus jeune Chef d’Etat du monde en la personne d’un certain Albert Bernard Bongo ? Qu’en est-il advenu du jeunisme de son pouvoir ?

L’EMERGENCE, (Régime tyrannique, et prédateur à outrance avec son “Jeunisme”).
L’exaltation de la jeunesse est une maladie appelée jeunisme. Le jeunisme est un refus de la mémoire au profit de la nouveauté, de l’immédiateté, de l’éphémère ; elle cultive l’engouement plus que de l’engagement. Elle tourne le dos à cette idée toute simple qu’il faut de la patience et du temps, de la mémoire et de la culture, du récit et de l’expérience pour faire un homme civilisé.

Hans Urs von Balthasar (12 août 1905), un prêtre catholique suisse théologien de grand renom, a affirmé, sous forme de paradoxe, que le fait de considérer la jeunesse comme une valeur en soi, témoigne d’une hiérarchie ruinée des valeurs : « Un culte voué à la jeunesse est toujours un signe de vieillissement d’une culture. »

Certes, en cet instant critique de notre histoire comme nation, nous sommes appelés à lancer nos branches vers le ciel, à imaginer et défricher de nouvelles pistes, mais sans jamais oublier la sève qui vient de nos racines. Nous sommes invités à trouver le juste équilibre entre la mémoire et la création, l’honneur dû aux anciens et l’exploration de notre chemin singulier. L a malédiction d’une société, c’est quand ce ne sont pas les anciens mais les jeunes qui sont au pouvoir. Dans la même parole qu’Esaïe, Platon disait la même chose dans cette célèbre citation qui récapitule une page de La République : « Quand les pères tremblent devant leurs fils, quand les maîtres n’enseignent plus les élèves mais préfèrent les flatter, quand finalement les jeunes ne respectent plus les lois parce que qu’ils ne reconnaissent plus au dessus d’eux l’autorité de rien ni ou de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie »

Vous autres de cette génération prétentieuse, dont l’insulte de quelques uns d’entre la puanteur des insultes et autres invectives désobligeantes, de vos propos éclaboussent l’espace commentaire de mes post, et pourrissent le débats et les rapports entre citoyens d’un pays qui doit s’édifier en société sur la base de l’idéal démocratique. La rupture radicale avec le passé c’est l’origine de tous les totalitarismes. Ainsi, vous donnez la preuve, vous et tous vos semblables, flagorneurs aveugles du régime de l’Emergence, et de ses compagnons de l’oligarchie PDG.BONGO, en lutte pour le maintien de la répartition du « gâteau » de l’Etat patrimoniale qu’ils ont en héritage, après la disparation de leur démiurge père Omar Bongo Ondimba. Sachez que ce comportement n’est autre chose qu’une tyrannie ; celle de vouloir imposer en plus de piètre manière la pensée unique, bête et insignifiante..

Dites-moi, mesdames et messieurs de votre génération; essayez donc d’établir d’établir le montant des fonds publics détournés depuis 2009, par la nouvelle vague de l’élite compradore de l’oligarchie compradore PDG.bongo, en majorité de votre génération, etaussi la liste des coupables dont seulement quelques lampistes sont signalés? Cette gent des votres qui n’a connu que le système Bongo.

Sur le point 2 :

- Livanne Ntsame dit : “Mr Jean Sylvain Biveghe l'injure est elle un argument politique? – J’ajouterai, dans une société qui doit se construire sur le fondement d’un idéal démocratique du vivre ensemble ?”
Ma réponse est non, et non. Le sens initiale en grec du concept « politiqua » est la recherche des voix et moyens pour l’harmonie au sein de la famille, de la communauté humaine. Ors, l’insulte, l’injure sont des violences qui sont sources de dégradation de l’harmonie ainsi recherchée.

Combien de temps pensons nous que seront supportées ces formes de violences verbales qui se manifestent de manière sempiternelle dans le soit disant débat politique de votre génération ?

Démocratie: Apologie de la démocratie par Périclès, le champion de la démocratie.

“Notre constitution politique n’a rien à envier aux lois qui régissent nos voisins ; loin d’imiter les autres, nous donnons l’exemple à suivre. Du fait que l’État, chez nous, est administré dans l’intérêt de la masse et non d’une minorité, notre régime a pris le nom de démocratie. En ce qui concerne les différends particuliers, l’égalité est assurée à tous par les lois ; mais en ce qui concerne la participation à la vie publique, chacun obtient la considération en raison de son mérite, et la classe à laquelle il appartient importe moins que sa valeur personnelle ; enfin nul n’est gêné par la pauvreté et par l’obscurité de sa condition sociale, s’il peut rendre des services à la cité.

La liberté est notre règle dans le gouvernement de la république et, dans nos relations quotidiennes, la suspicion n’a aucune place ; nous ne nous irritons pas contre le voisin, s’il agit à sa tête ; enfin nous n’usons pas de ces humiliations qui, pour n’entraîner aucune perte matérielle, n’en sont pas moins douloureuses par le spectacle qu’elles donnent. La contrainte n’intervient pas dans nos relations particulières ; une crainte salutaire nous retient de transgresser les lois de la république ; nous obéissons toujours aux magistrats et aux lois et, parmi celles-ci, surtout à celles qui assurent la défense des opprimés et qui, tout en n’étant pas codifiées impriment à celui qui les viole un mépris universel. En outre pour dissiper tant de fatigues, nous avons ménagé à l’âme des délassements fort nombreux ; nous avons institué des jeux et des fêtes qui se succèdent d’un bout de l’année à l’autre, de merveilleux divertissements particuliers dont l’agrément journalier bannit la tristesse. L’importance de la cité y fait affluer toutes les ressources de la terre et nous jouissons aussi bien des productions de l’univers que de celles de notre pays.”

Ainsi, c’est une lourde erreur, par conséquent, que de voir aveuglément dans la Chine et le Japon de possibles modèles pour les pays en voie de développement. Nul pays ne peut progresser s’il méprise son propre passé, lequel détermine la cour ultérieure de son développement. C’est dire qu’une économique dénuée de perspective historique est extrêmement hasardeuse.

POUR CONCLURE

Je rappellerai aux lecteurS ce que j’ai écrit dans le livre Mon projet pour le Gabon, éditions Karthala 2000 ; p.332 : « « La Mémoire »
« Celui qui ne se souvient pas du passé est condamné à le reproduire. » (George Santayana)Le Docteur Jacques Hassoun, psychanalyste présente avec acuité l’importance de la mémoire historique pour un peuple ou une nation. Ce texte vaut d’être reproduit ici tel quel : 6 - Un peuple sans mémoire, si tant est qu'il puisse exister, est un peuple mort. Un sujet sans mémoire est celui qui est pris dans un temps phénoménal, un temps figé sans passé ni futur. Vivant dans l'instant, hors de toute éthique, il ne vise qu'à sa survie. Mais la mémoire ne saurait non plus être statique, elle ne saurait représenter ce trésor infiniment précieux qui doit rester intact, propre à créer des clones qui, indéfiniment, ne cessent de répéter les mêmes gestes.

Cette mémoire, à l'instar d'une traduction littérale, barre la route à la transmission par le souci qu'elle recèle de trop vouloir se présenter comme immuable et non susceptible d'interprétation. Aussi ai-je, pour ma part, la plus grande sympathie pour le verset 7 du chapitre 32 du Deutéronome qui énonce : « Rappelle à ton souvenir les anciens jours, Passe en revue les années de génération en génération. Interroge ton père et il te l'apprendra, Tes vieillards et ils te le diront. » - J'ai tendance à interpréter cette injonction comme la nécessité logique, structurelle, de passer en revue les heures et les malheurs, les fidélités et les trahisons qui continuent une histoire et non pas seulement les instants héroïques que celle-ci serait réputée receler. Bien plus, ce « père », ces « vieillards » invoqués semblent avoir pour impératif d'ouvrir un espace qui permet à l'enfant d'interroger la mémoire.

Cette condition me semble nécessaire pour que celle-ci se constitue en une question, en un texte vivant et non pas en une enclave mortifère propre à susciter un ressassement infini autour d'un secret intime. D'où la nécessité de considérer deux formes de mémoires : celle mélancolique, qui semble s'épuiser dans le ressentiment ou la quérulence et qui ne cesse de trouver argument dans le passé pour justifier le sentiment de tort immense ou d'héroïsme infini dont les porteurs de ce fardeau semblent être la proie. Mais il existe aussi une « autre mémoire », celle qui ne craint pas que l'oubli puisse se constituer en savoir. Entendons-nous sur ce terme : il est évident qu'une nation qui suppose qu'une page peut être tournée sans tenter de mesurer les fautes qui ont été commises se voit condamnée à répéter les mêmes erreurs. (...). Il ne s'agit donc pas d'énoncer que « cette » page tragique ou indigne est tournée, dans la mesure où elle ne cesse de se répéter..., mais de dire que cette page fait partie de la mémoire de la nation.

C'est donc à partir de ce constat que nous pouvons mettre au travail ce qui a été au principe de ce qui s'est constitué en « faute ». Ceci suppose à la fois l'actualisation de celle-ci et dans le même temps la possibilité de pouvoir s'en détacher non pas pour la denier, mais bien au contraire pour la constituer en Histoire.

C'est alors, et alors seulement, que la victime et le bourreau (et leurs enfants) peuvent considérer (en des positions symétriques) que leur mémoire blessée, dès lors qu'elle est reprise par le collectif, peut se constituer en savoir partageable par le plus grand nombre. A ce titre, l'impératif de transmettre une mémoire se situe à l'intersection du subjectif et du social. Aussi, cette transmission se constitue-t-elle comme un objet, lieu commun de ceux qui transmettent et de ceux qui reçoivent les avatars d'une histoire familiale ou sociale. Acquérir ce qui a été transmis pour le posséder, n'est-ce pas ce qui peut nous permettre de constituer ce que j'ai été tenté d'appeler dans ces lignes "une mémoire vivante" ? -
Et les Saintes Ecritures des Chrétiens de commander:

“Écoute, mon fils, l'instruction de ton père, Et ne rejette pas l'enseignement de ta mère; Car c'est une couronne de grâce pour ta tête, Et une parure pour ton cou.” (La Bible : Les Proverbes ch.1, v.8-9)

Dimanche 24 Septembre 2017
Martin Edzodzomo Ela
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