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Démocratie moderne et peuple souverain.Le cas du Gabon

[Info juste 7J/7 Martin EDZODZOMO-ELA - Lundi 13 Février 2017 - 0 Commentaire| Lu 1422 fois |



La démocratie représentative

Durant deux mille ans la notion de la démocratie dans le monde occidental fut étroitement liée à l’idée de démocratie directe. C’est la polis, surtout athénienne, qui vint à l’esprit de ceux qui méditèrent la forme de régime démocratique, presque toujours pour la rejeter aussitôt. Car ce n’est guère un secret que les philosophes politiques et conseillers de prince tels Platon et Aristote, en passant par Polybe, Cicéron, Thomas d’Aquin, Machiavel, Bodin et Hobbes, ne montrèrent aucune sympathie pour un régime où le peuple dans son ensemble serait l’unique source du pouvoir politique. Leurs préférences allèrent beaucoup plus vite vers la noblesse, les rois ou, à la rigueur, vers une constitution mixte où les citoyens étaient embrigadés par des institutions comme le Sénat romain ou le consulat, issus des aristoi, les meilleurs. Pour ses détracteurs, la démocratie apparut comme le régime des ignobles et des ignorants qui cherchaient une égalité de fait avec ceux qui avaient été leurs supérieurs.

Le libéralisme montant, aux XVIIe et XVIIIe siècles, fut l’héritier de ce préjugé contre la démocratie. Il suffit de lire les ouvrages de Spinoza et Harrington, Locke ou Bolingbroke, Montesquieu ou Voltaire pour s’en rendre compte.
Par ailleurs, les contradictions qu’on relève dans Rousseau se firent sentir quand la pensée politique dû passer de la théorie à l’application pratique.

Au début du XIXe siècle, les événements avaient fait naître des tendances démocratiques aux Etats-Unis, en France et en Grande Bretagne. Mais il fallait insérer ces états de fait dans un cadre de pensée. Autrefois, on avait tenu la participation directe de chaque citoyen comme l’une des conditions nécessaire de la démocratie.

Mais au-delà de leur rejet de la démocratie en tant qu’elle menace un régime modéré, un régime où les libertés individuelles et la propriété en particulier seraient assurées, on trouve un autre élément. Il devenait à peu près impossible de se plier à cette condition dans les grandes nations nouvelles. L’argument particulièrement présent dans la pensée de Locke et de Madison, qui veut que la démocratie directe soit tout simplement impossible avec un État étendu et peuplé fut très déterminant.

C’est donc vers la formule représentative que les tenants de la pensée libérale se tournèrent, y trouvant par ailleurs un moyen de limiter à la fois le pouvoir absolu des rois et celui d’un peuple potentiellement perturbateur et niveleur. L’introduction de la notion de représentation parmi les critères de la démocratie donna une ouverture nouvelle à la philosophie démocratique. Dans la division de travail politique entre représentants et représentés s’exprima de plus la solution au problème majeur posé par l’échelle territoriale de l’État-nation moderne et par l’impossibilité de réunir toute sa population au même endroit.

La démocratie moderne pouvait enfin faire valoir les principes pour justifier ses institutions et les édifier conformes à ses principes. On pouvait maintenant combiner ces principes avec quantité d’autres idées, notamment avec le souci d’éviter une centralisation excessive du pouvoir au sein de l’État, et avec la nécessité de voir dans l’intérêt public la volonté populaire, c’est-à-dire la volonté de l’ensemble du peuple.

Au début du XIXe siècle, ces principes ou critères s’exprimèrent dans les faits. Dans les pays occidentaux, en France, aux États-Unis et en Angleterre, notamment, ils reçurent des applications bien définies. A la fin du XIXe siècle et dans les vingt premières années du XXe siècle, la tendance démocratique était devenue assez forte pour affecter la vie de tous les peuples.

Le modèle dominant pour ne pas dire exclusif de la démocratie libérale qui prévaut de nos jours, est celui de la démocratie représentative. Ce modèle pour l’essentiel définit la démocratie comme une méthode[1], met l’accent sur le moment électoral comme le moment privilégié en démocratie, sur le choix des dirigeants et non sur la délégation virtuelle du pouvoir entre les mains de ces derniers durant les années qui séparent les élections. Le rôle du peuple dans se modèle est donc plutôt passif, peu propice à une participation effective dans les affaires politiques nationales ou locales.

En effet, ce n’est pas le peuple souverain qui émet sa volonté à ceux à qui il délègue son pouvoir. C’est un groupe ou une élite oligarchique qui installe une ploutocratie. C’est ce groupe, supposé délégué par le peuple qui dicte sa volonté.
Ainsi, la démocratie moderne est sous le contrôle de personnes formant un élitisme antidémocratique. L’élitisme consiste à décréter que le peuple ne sait pas ce qu’il veut, et donc à s’abstenir de le lui demander, ou à ne le lui demander que pour la forme. Soit le peuples ne sait pas ce qu’il veut, soit encore ce qu’il veut n’est pas conforme à son intérêt tel que le définit l’oligarchie au pouvoir, soit enfin son choix est peut-être conforme à son intérêt immédiat mais pas à son intérêt supérieur et lointain, toujours tel que le conçoit l’élite oligarchique ou ploutocrate.

Or, ces sophismes de l’élite oligarchique et ploutocrate sont grossiers. Assez souvent, le peuple voit avec clarté ce qu’il désire et le dit avec simplicité, quand on condescend à s’en enquérir. Il peut alors arriver que sa réponse déjoue les calculs alambiqués des élites antidémocratiques, nationales et internationales, et jette ces mentors prétentieux dans un désarroi comique.

Au Gabon, cette élite antidémocratique, que je désigne "l'élite compradore" embarquée, prédomine dans la vie politique. Pour les principaux acteurs du microcosme politique gabonais l’enjeu de la politique est d’abord et avant tout comme : « la possibilité d’acquérir la richesse et le prestige, d’être capable d’en distribuer les bénéfices sous la forme d’emplois, de contrats, de bourses, de dons d’argent, etc., à ses parents et à ses alliés politiques ». Ils souscrivent à cette définition de la politique des, les rédacteurs du projet de Constitution au Nigeria, en 1976.

Pour ne pas être aussi explicite, la « politique du ventre » se réfère peu ou prou à cette dimension de la médiatisation institutionnelle et aux « situations » qu’elle procure. C’est ainsi, comme ça a été relevé à plusieurs reprises : : « Au Gabon, toutes les fortunes viennent de l'Etat. Elles sont nées de la corruption, souligne le directeur d'une société française. »

Dès lors, on ne peut parler de démocratie car, toute la gente politicienne est foncièrement anti démocratique. Il s'agit d'une classe d'individus adepte d'un élitisme rétrograde: l’élitisme antidémocratique.
Si la volonté générale du peuple peut errer.

Réagissant à mes deux propos suivant sur le scrutin présidentiel du 27 août dernier :
1. Martin Edzodzomo-Ela Thierry Ngomo, il y a probablement de la naïveté et beaucoup d'immaturité, de la part de ceux de nos compatriotes qui se sont fait prendre au piège de l'imposture des rivaux d'Ali Bongo. 2..- Martin Edzodzomo-Ela Thierry Ngomo A propos du scrutin. Non monsieur Thierry Ngomo , vous ne pouvez pas parler de " plus de 50% de Gabonais" en faveur du camp que vous défendez. La réalité du scrutin est tout autre. 52% d'électeurs n'ont pas voté pour diverses raison. le reste les 48% se sont partagé entre Ali Bongo et Jean Ping pour l'essentiel.

Si on peut admettre que Jean Ping a eu plus de voix que son rival, ce qui est en cause, aucun d'eux ne peut en toute honnêteté se dire réellement détenir une légitimité populaire conséquente. Sans oublier toutes les anomalies constatées lors du scrutin. Soyons sérieux, aucun de ces hommes politiques formatés pas le système Françafricain du démurge Omar Bongo n'a de ressort pour gérer le tournant historique qui doit aboutir au Changement. Pour moi, ce n'est pas un individu quelconque, Jean Ping ou tout autre qui aura remplacé par alternance à Ali Bongo qui pourra apporter le changement du système qui s'impose. Du peuple qui a pris conscience de sa condition se développe chaque jour des synergie d'action d'où sortira une classe d'hommes et de femmes expérimentés par ce qu’ils ont vécu hors du système et qui va assumer le changement

Le compatriote Thierry Ngomo déclare entre autre :

1.Thierry Ngomo Martin Edzodzomo-Ela, si vous estimez que plus de 50% de Gabonais se sont fait abuser par les rivaux d'Ali Bongo, libre à vous. Moi, avec le respect que j'ai pour mes compatriotes, je préfère croire à la profondeur aspiration des Gabonais au changement après un demi siècle de Bongo-PDG.- 2.Thierry Ngomo Justement M. Martin Edzodzomo-Ela, vos posts laissent trop transparaître de l'aigreur et de l'amertume. Ces pesanteurs vous empêchent d'être objectif.

En effet, si vous étiez objectif et démocrate, vous accepteriez le choix de la majorité des électeurs. Venir hypothéquer ce choix en mettant dans la balance les non-votants revient à tenter de noyer le poisson. Ce qui n'est pas très honorable.

Sur le premier point : “…de nos compatriotes qui se sont fait prendre au piège de l'imposture des rivaux d'Ali Bongo. On ne peut pas nier que le peuple peut déraisonner dans sa décision ou dans son action”
Jean –Jacques Rousseau se demandera, dans un chapitre du Contrat social, « si la volonté générale peut errer ». Plus de deux siècles de tâtonnements démocratiques lui ont répondu : bien sûr, elle le peut, mais non pour des raisons de principe, abstraites ou métaphysiques. Elle se trompe et elle est trompée pour des raisons concrètes, tenant à la difficulté pratique, pour elle, de maîtriser toutes les connaissances indispensables à l’exercice de sa responsabilité de décideur ultime. A quoi s’ajoutent sa répugnance fréquente à en tenir compte lorsqu’elle les a et la facilité corrélative pour les rhéteurs, appelés aujourd’hui « leaders charismatiques » ou « vedettes médiatiques », d’abuser des incertitudes et des passions de leur auditoire. Si cet inconvénient fait déjà des ravages dans les sociétés dites à démocraties mûres et expérimentées, servie par une éducation de haut niveau et une presse aussi abondante que variée ; on conçoit qu’il obscurcisse plus encore le jugement de populations qui ne bénéficient d’aucun de ces avantages (comme la population gabonaise).

La démocratie repose sur l’information. Mais plus souvent, pour les politiciens qui souvent usent de la démagogie dans leur propagande, l’information repose souvent sur la tromperie, la confusion ou, pour le moins, une complexité, une ambiguïté, des lacunes qui égarent le corps électoral au lieu de l’éclairer.
En effet, de cette masse trouble d’approximations marécageuses s’élèvent la faconde maléfique et péremptoire du démagogue et les illusions paresseuses du peuple lui-même. Note Jean-François-Revel dans son livre Le Regain démocratique.

Sur le deuxième point :- “Venir hypothéquer ce choix en mettant dans la balance les non-votants revient à tenter de noyer le poisson. Ce qui n'est pas très honorable.”
La démocratie constitue un projet difficile et ambitieux. Elle est non pas une référence mythique et inaccessible, mais au contraire une perspective pour l’action et un défi lancé aux jeunes générations. Entre les sphères du pouvoir amoral actuel et le peuple, une partie de bras de fer est engagée ! Le devoir de dire non et la force de le dire constitueraient aujourd’hui une avancée importante dans le dur combat que chaque patriote doit mener pour notre dignité, après toutes ces années d’humiliation et de soumission.

Mais le simple refus ne peut tenir lieu de stratégie. Moins encore lorsqu’il se traduit dans l’abstention et la prise de distance. Il devient essentiel de proposer des pistes pour agir et un projet pour répondre aux nouvelles attentes, (ou à ceux qui n’attendent plus rien). Ainsi les « découragés » de la politique (notamment ceux des couches populaires) deviendront ou redeviendront des acteurs et des partenaires du jeu politique et social dans notre pays. C’est un enjeu essentiel car il conditionne la légitimité perdue de ceux qui dirigent et de ceux qui veulent transformer la société gabonaise actuelle et construire un modèle qui place la solidarité et le facteur humain au centre de l’action politique. Voilà pourquoi il ne saurait être question d’abdiquer.

La démocratie a besoin de vertu, pour les dirigeants comme pour les citoyens eux-mêmes. Elle a besoin d’une éthique qui repose sur un système de valeurs essentielles : la liberté, la justice, l’égale dignité des personnes – ce que nous appelons le respect des droits de l’homme. Une vigilance s’impose devant certains types de fonctionnement démocratique qui semblent saper progressivement ces vertus même dont la démocratie a besoin :c’est particulièrement le cas lorsque l’on estime qu’une décision est valable du seul fait qu’elle est le fruit d’un vote majoritaire, et souvent des majorité sans véritable légitimité.
Abstention comme acte politique.

Selon les politicologues et autres experts analystes occidentaux : Il faut distinguer deux formes d’abstention au sein de l’abstentionnisme systématique: l’abstentionnisme de l’indifférence, de la méfiance et l’abstentionnisme contestataire Une première raison de l'absentéisme est le manque de confiance en soi, mais l’absentéisme est aussi provoqué par un manque de compétition politique et un surnombre de candidats dont les propositions sont trop proches. L'absentéisme varie également en fonction du caractère décisif de l'élection. L'absentéisme est parfois un choix politique qui peut soit être un acte de rejet total ou partiel des « règles du jeu démocratique », soit un acte de rejet des acteurs politiques L'abstentionnisme est un acte politique pour des personnes considérant que le régime représentatif/parlementaire actuel n'est pas suffisant pour répondre aux voix de chaque individu composant la société, et propose cet acte politique de refus de l'élection pour ne pas cautionner ce système considéré injuste. En général, les militants politiques de l'abstentionnisme appellent cela abstention active, ceci pour se démarquer des abstentionnistes passifs.

C’est un signe de la crise de la démocratie représentative
La montée de l'abstentionnisme au cours des dernières années est considérée dans les commentaires politiques comme l’un des principaux signes d’une crise de la démocratie représentative. C'est l'une des raisons pour lesquelles il est nécessaire, selon plusieurs experts en droit constitutionnel, de repenser les fondements et modalités de la représentation
De nos jours elle produit des conséquences effectives.

En Hongrie, en 2016, un taux d'abstention de 60,1% provoque l'annulation d'un référendum qui avait été organisé par le président Viktor Orbán pour rejeter les normes d'accueil de réfugiés de l'Union Européenne.
Abstention comme acte politique face au système PDG. BONGO

L’opposition dans le peuple.

Bongo, malgré tout son argent, la sophistication de sa police, le soutien massif de la Françafrique, n’avait pas totalement réussi à dompter le peuple gabonais. Perte de la parole, et perte de la responsabilité, attestées par l’absence de tout contre-pouvoir démocratique (une presse libre et libérée, des syndicats et des formations politiques responsables et capables de critiquer valablement l’action du gouvernement, une opinion tenue en considération par les dirigeants), ont conduit à la désertion du peuple dans le jeux politique. C’est ce qui exprime le vrai « retrait du politique » lui-même véritable manifestation politique de la société gabonaise. Puisque l’abstention et la non-inscription sur les listes électorales sont devenues le seul vote du peuple qui, ont ceci de particulier que l’auto mise à l’écart s’y constitue comme la seule réponse appropriée à la mise à l’écart de fait par la logique du régime, de la conscience des citoyens.

Au Gabon, L'absentéisme doit être considéré comme un choix politique qui peut soit être un acte de rejet total ou partiel des « règles du jeu du système de la démocratie du ventre » de l’oligarchie au pouvoir, soit un acte de rejet de ses acteurs politiques.

Les populations fussent-elles analphabètes, apprécient à la perfection les situations claires, et même beaucoup mieux que ne le font souvent les intellectuels. Leur clairvoyance s’affirme quand il suffit de dégager les leçons de l’expérience immédiate et vécue, et surtout quand il s’agit de rejeter un système ou un parti qui ont manifestement fait faillite.
Aussi, les partisans de ce système doivent se poser la question suivante : dans un pays où la grande majorité du peuple regarde avec une indifférence sidérale cette gravitation au sommet, que vaut la légitimité des représentants qui s'est effritée, le vote se déroulant dans un contexte rendu inédit par une abstention aux dernières législatives 2001 qui a atteint un record de 95 % à Libreville où vivent plus de 65 % de la population nationale ? Bongo, malgré tout son argent, la sophistication de sa police, le soutien massif de la Françafrique, n’a toujours pas dompté le peuple gabonais.

C’est l’exclusion politique qui est aujourd’hui un fait caractéristique, de l’emprise totalitaire du système-Bongo sur le pays. Cette exclusion se manifeste abruptement sous deux rubriques (formes). La première est sans conteste celle de l’abstention électorale.. La première manifestation de cette exclusion est l’abstention qui a atteint des niveaux records à chaque consultation qui a eu après le coup d’Etat électoral de 1993. 70 à 75% au référendum pour la ratification des fameux accords de Paris en 1995 ; plus de 80% aux élections législatives et locales de 1996 ; d’avantage encore à celles de 2001 ( 95% à Libreville). La seconde, plus discrète encore, est celle de la non-inscription sur les listes électorales L’abstention et le refus de s’inscrire sur les listes électorales sont devenus, le seul vote libre pour les Gabonais exclus du système Bongo. Leur auto-mise à l’égard constitue pour eux la seule réponse appropriée à leur mise à l’écart de fait par les magouilles politiciennes du système. C’est quelque chose de réconfortant :

Thierry Ngomo : Si vous étiez objectif et démocrate, vous reconnaîtrez la valeur déterminante dans le processus démocratique gabonais accepteriez le choix de la majorité des électeurs pour l’abstention comme acte politique. Venir hypothéquer ce choix en mettant dans la balance les voix de la minorité inféodée au système, qui participe à « la mascarade électorale » du systèmes revient à tenter de noyer le poisson. Ce qui n'est pas très honorable

[1] La méthode démocratique est un arrangement institutionnel pour prendre des décisions politiques par lesquelles des individus acquièrent le pouvoir de décider en cherchant à s’attirer le vote des citoyens. (Schumpeter,)
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Lundi 13 Février 2017
Martin EDZODZOMO-ELA
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