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Assurance vie : attention aux frais avec les fonds à gestion "profilée"

[Info juste 7J/7 GL9News.com - Mardi 31 Juillet 2018 - 0 Commentaire| Lu 436 fois |

Du temps pour s’occuper de son contrat, des connaissances pour comprendre le fonctionnement des marchés et un minimum d’attrait pour les questions d’argent, ces trois conditions sont nécessaires pour se comporter, sinon en pro, du moins en assuré responsable.



Ces trois conditions ne sont pas toujours remplies. Avec les fonds à gestion "profilée", le souscripteur peu sûr de lui se met d’accord avec l’assureur sur ce qu’il veut faire de son argent et comment l’investir. En contrepartie, il n’a plus aucune initiative à prendre. Un système encore plus simple que les options de gestion, puisque l’épargnant n’a pas à choisir lui-même ses supports d’investissement. Ce type de gestion, très rigide, peut toutefois coûter cher en frais sans que la performance visée soit atteinte.

Principe : le conseiller choisit le fonds qui correspond au profil de risque défini avec l’assuré

En gestion profilée, c’est au souscripteur de déterminer avec son conseiller le niveau de risque qu’il souhaite prendre, compte tenu de ses besoins et de son tempérament. Un choix important, car, à chaque type d’épargnant, rangé dans la catégorie "prudente", "équilibrée", "dynamique" ou "offensive" selon les cas, correspond une répartition très différente entre les supports financiers existants (monétaires, obligataires, actions, immobilier…). 

Cette répartition est opérée par le conseiller, qui sélectionne alors le fonds approprié – souvent un fonds composé lui-même de plusieurs fonds –, en trouvant le dosage entre risque et sécurité qui va correspondre le plus possible aux objectifs fixés par l’assuré. Celui-ci n’a donc plus à intervenir, ni pour prendre des décisions stratégiques (actions ou obligations ?) ni pour entrer dans les détails de la gestion au quotidien (Bourse américaine, asiatique, ou européenne?).
La composition initiale du portefeuille et son évolution lui échappent totalement.

De son côté, le gérant du fonds doit suivre fidèlement les grandes lignes qui lui ont été données, ce qui ne l’empêchera pas de procéder, à l’intérieur de chaque poche de risque (actions, obligations…), aux arbitrages recommandés par ses services d’analyse financière. 

Inconvénients : des frais élevés et un manque de souplesse dans le mode de gestion du fonds

Aussi attractive soit-elle à première vue, la gestion profilée ne doit pas pour autant être parée de toutes les vertus. D’abord parce qu’elle coûte relativement cher à l’assuré. En effet, les frais de gestion des fonds sélectionnés sont généralement de 20 à 30% plus élevés que la moyenne du marché (jusqu’à 2,50% de ponction par an), alors que les espoirs de gains sont parfois déçus, notamment pour les souscripteurs ayant choisi une allocation prudente de leur épargne, c’est-à-dire peu axée sur les marchés boursiers. Ensuite, parce que, d’un établissement à l’autre, il y a souvent une différence assez nette de signification entre les termes employés : ainsi, un fonds estampillé "équilibré" par un assureur, composé par exemple de 30 à 40% d’actions, peut être considéré comme seulement "prudent" par un autre…


La parade serait que les compagnies se mettent d’accord sur une définition précise des quatre profils de risque existants, ce qui semble impossible avant longtemps, tant chacune paraît s’accrocher à son point de vue (empêchant du même coup les comparaisons entre les performances réalisées). Autre problème de la gestion profilée : elle n’est pas conçue pour appliquer autre chose qu’une stratégie prédéfinie, dans laquelle l’allocation des actifs du fonds est décidée une fois pour toutes.

Résultat, sauf rares exceptions, un fonds profilé détenant au départ 60% d’actions restera toujours investi avec ce pourcentage de titres risqués en portefeuille, même en cas de fort repli de la Bourse. C’est la formule de gestion dite "déléguée" que le souscripteur d'assurance vie doit choisir s’il veut bénéficier d’un système moins rigide, laissant davantage de liberté de manœuvre au gérant, soit pour profiter des opportunités sur les marchés actions, soit pour réduire le risque.

Choix du profil : attention, la part d’actions peut atteindre 100% dans un fonds offensif

Trois ou quatre profils de gestion sont proposés. Comme son nom l’indique, le profil "prudent" concerne les épargnants qui souhaitent protéger leurs économies contre les aléas de la Bourse. Priorité est alors donnée aux produits obligataires (entre 70 et 90%), peu risqués et offrant un revenu régulier. Du coup, la part d’actions est très minoritaire (10 à 30% maximum). Les espoirs de gains sont dans ce cas limités, mais, sur un horizon de placement de huit ans, le risque de perte en capital est quasi nul.

Le profil "équilibré" vise à sécuriser le capital tout en valorisant l’épargne. Répartition habituelle des actifs dans ce type de fonds : 40 à 60% d’actions, le solde en titres obligataires et monétaires dénués de tout risque. Le profil "dynamique" est, lui, dédié aux investisseurs à la recherche de plus-values significatives, quitte à prendre des risques importants. Ce sont alors les actions qui sont privilégiées, à hauteur de 70 ou 90% du fonds. Quant au profil "offensif", qui n’est pas toujours proposé, il n’est en fait qu’un profil dynamique dans lequel la part d’actions peut être relevée jusqu’à 100%. A réserver aux casse-cou ou aux assurés disposant d’une durée de placement supérieure à dix ou quinze ans. 

Performance : les profilés les plus prudents rapportent moins que les meilleurs fonds en euros

On l’a vu plus haut, le manque de définitions communes des profils commercialisés et leur composition extrêmement variée, y compris pour un même profil, limitent singulièrement l’intérêt de comparer leurs performances. Mais on peut se faire une idée de ce que rapporte un fonds profilé en examinant les moyennes annuelles sur cinq ans pour chacune des catégories répertoriées : les fonds "prudents" pointent à 2% (soit bien plus que le Livret A, mais moins que les meilleurs fonds en euros au capital garanti), les "équilibrés" à 3,5%, tandis que les fonds "dynamiques" et les fonds "offensifs" ont offert respectivement 5 et 6,5% l’an.

Fonds à horizon : une solution bien adaptée aux épargnants désirant préparer leur retraite

Destinés aux assurés qui souhaitent gérer sur le long terme leur niveau de risque, et désormais proposés par de nombreux assureurs, ces fonds profilés ont la particularité d’être évolutifs : le risque est assez élevé au départ (la proportion d’actions varie généralement entre 40 et 70%), puis il diminue au fil des ans pour tendre vers zéro à l’échéance du produit, date à laquelle 100% du capital est logé dans un fonds en euros. Performance moyenne visée : entre 3 et 5% l’an.

Concrètement, l’investisseur choisit un fonds à horizon 2030, 2040 ou 2050 (les échéances disponibles sont nombreuses) selon le moment où il souhaite récupérer son capital. Ces produits ne sont pas pour autant prisonniers d’un processus d’investissement figé. Les gérants peuvent adapter leur stratégie (par pays ou par secteur d’activité) en fonction de la tendance des marchés et de leurs anticipations, l’objectif restant toujours de préserver le capital investi à l’horizon considéré.

Il s’agit donc d’une bonne solution pour ceux qui souhaitent préparer leur retraite à une échéance déterminée. Le dispositif peut même être optimisé si le fonds est régulièrement alimenté, par exemple dans le cadre d’un plan à versements programmés mensuels ou trimestriels (le risque est alors lissé). A noter que, comme pour les fonds profilés, les frais de gestion des fonds à horizon sont assez élevés.

Gestion conseillée : l’assuré reste maître de son contrat

A mi-chemin entre la gestion libre et la gestion sous mandat, la gestion "conseillée" s’adresse à l’épargnant qui entend garder la maîtrise de son contrat tout en bénéficiant de l’avis régulier d’un expert. C’est une sorte de gestion profilée, en moins rigide. Un certain nombre de courtiers (Linxea, Placement Direct, Advize…) proposent ce service d’accompagnement – sans frais supplémentaires –, qui consiste à envoyer au client un e-mail d’informations, tous les quinze jours ou tous les mois, dans lequel figure un éclairage sur les tendances du marché, des analyses sur les nouveaux produits, ainsi que, trois ou quatre fois par an, des propositions d’arbitrages de fonds en rapport avec le profil de l’assuré. A lui de suivre les conseils prodigués ou pas.

Une aide pour connaître son profil d’épargnant

Evaluer le bon dosage entre risque et sécurité à appliquer à son contrat n’est pas toujours évident. La lecture de ce tableau, qui tient compte de tous les paramètres utiles, devrait aider ceux qui se sentent un peu perdus. Son mode d’emploi est simple : pour chacune des lignes, l’épargnant doit cocher la case qui correspond à sa situation. Il suffit ensuite de se reporter à la colonne ou figurent le plus de réponses : c’est celle de son profil de gestion. Ainsi, un assuré de 42 ans vivant en couple, avec deux enfants, et qui est en quête de revenus complémentaires, aura un profil "équilibré", même si ses connaissances financières sont nulles et qu’il dispose d’une heure par semaine ou plus pour gérer son épargne.

(avec capital.fr)

Mardi 31 Juillet 2018
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